pour finir le samedi 4 février

"conscient de sa force, le mal croit son emprise sur nous irrémédiable et définitive.
Il se trompe.
Parce que là où la violence s’avère impossible, la douceur peut tout.
 
Dieu a envoyé son verbe, doux et humble de coeur, son ange d’alliance détruire le mal par la racine.Par sa mort il a vaincu la mort.Mais la mort morte, c’est un concept pas évident à comprendre, ni à vivre. Surtout qu’elle continue de me mentir en m’affirmant que c’est Dieu qui est mort.
 
Dans mon coeur, il y a maintenant un arbre mort, semblable à l’épouvantail dans un verger, puissant comme le mensonge et dangereux comme l’illusion.
 
Il y a aussi une graine de moutarde.
Humble et discrète…
Prête à devenir la plante immense me reliant au ciel.
 
Mon coeur peut mourir et pourrir, je ne mourrai pas avec. L’arbre de vie n’est plus dépendant de mon coeur de pierre, de chair.
Ses racines sont au ciel, comme sa ramure.
Un jour il sera en pleine possession de sa puissance, mis en terre, il donnera son fruit.
 
Aujourd’hui, je suis entre deux, entre deux états, entre deux mondes, entre le monde et le royaume. Je suis épouvantée par les menaces que me crie cet épouvantail.
 
Enfant, j’avais très peur des épouvantails, je les appelais: "les monsieurs semblant", et je refusais de passer à côté d’eux.
J’avais aussi peur des clowns et des mimes, des femmes très maquillées, de tous ceux qui s’approchaient de moi le visage masqué, les traits dissimulés.
 
Cet arbre mort qui me hante encore, qui me fait encore si peur, je le connais bien, c’est celui de la connaissance du bien et du mal.
Quand j’y ai goûté mon comportement à changer. J’ai vu que j’étais nue, j’ai eu honte de ma nudité, je me suis cachée derrière un pagne en feuilles, derrière un arbre, j’ai eu peur.
Le mal a eu pour conséquence de me faire regretter d’être ce que j’étais, de m’enseigner l’humiliation, la peur, le désir de me cacher.
 
Ce n’est pas tant le mal que ses conséquences qui sont intéressantes (si je puis dire).
L’irrémédiable étant commis, Dieu constate: "qu’avez-vous fait!". Et explique à l’homme les conséquences de son acte.
Il nous dit: " voici ce qui va arriver".
Il ne dit pas: "je suis fâché, je vais vous faire des tas de misères pour me venger et vous punir."
 
Ce qui doit arriver arrive, si je tombe du toit je me brise les os, ce n’est pas Dieu qui me fait mal pour me punir, c’est ma bêtise qui réclame son dû, impose sa loi, présente la facture."
 
Je suis fatiguée ce soir, donc j’avoue avoir écrit un peu comme un robot. Sans vraiment me laisser imprégner par ce que je recevais. Seule la dernière phrase a atteint mon "intelligence". C’est un fait que quand on me dit "il fait quoi ton Dieu? Ne crois-tu pas que si il existait çà n’arriverait pas?", je trouve toujours que c’est une injustice pas possible de lui octroyer ce qui fait mal et si peu souvent ce qui fait du bien. Jamais on ne me dit "C’est cool ce qu’il a fait ton Dieu aujourd’hui! J’ai réussi telle ou telle chose." Non, ce qui est bien est à l’homme et ce qui est mauvais on te le laisse Seigneur… un peu facile, non? Perso je crois que la Présence divine est bien ailleurs que dans nos préoccupations si souvent très terre-à terre. Je crois davantage aux relations terre-à-ciel et ciel-à terre…

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