premier clafouti de l’année

29 mai 2010
Vous êtes plus habitués ici à ce que je parle de mes nourritures spirituelles (ou de mes "conneries" pour certaine) aujourd’hui je change!
Nourriture tout à fait corporelle quoi que …
 nourrir le corps n’est-ce pas un peu aussi nourrir l’esprit?…
Trêve de réflexion… j’ai la bouche pleine!!!  
Vous en voulez un peu?
 


Clin Dieu encore????

22 mai 2010
Je regardais la photo de mon dernier message…
Et, là, stupeur! je réalise!
Mon "petit coin" (Geneviève, je ne sais pas s’il mérite la distinction d’oratoire!),
 oui, regardez le bien…
C’est pas possible que je ne l’ai remarqué plus tôt!
Je l’ai installé sur…  une table de toilette!!!!
 Il y en a au moins une que çà va faire sourire… 

Un peu de moi

18 mai 2010
J’ai reçu ce matin une belle photo de Senanques. Je pense que je m’y sentirai si bien… mais je sais me contenter de ce que j’ai. Là, j’ai retrouvé "mon petit coin" qui me manquait terriblement depuis que j’avais laissé ma chambre à Mamie. Le ré-aménager fut sans doute une des plus belles prières que j’ai exprimée… Je vous invite aujourd’hui à vous y recueillir un moment avec moi. Que Dieu vous bénisse et… mette du bleu à votre ciel intérieur! ( à qui se reconnaitra).
 

 


laisser une trace

15 mai 2010
Ce texte est extrait de la dernière image d’un diaporama que je viens de recevoir. Il évoque pour moi un des points développé par le prêtre lors des funérailles de Mamie. L’image est floue mais pas le texte…                                                  

Dieu ne ferme jamais la porte, seuls les hommes…


Tu es belle Mamie…

10 mai 2010

Elle se prénommait pourtant Silvana mais pour tous elle demeurera Maria.

 


c’est bon!!!

7 mai 2010
Je sais partager mes coups de gueule, mais aussi mes bonheurs!
 Donc:
Trop bon de voir "mes bordelaises" par webcam ce soir, pour la première fois !! 
Ma doudoucette a une coiffure de grande. Elle a vu que sa maman était allée chez le coiffeur et, à la première occasion, elle a voulu y aller aussi. Elle a eu bien raison: sa coupe au carré lui va si bien… elle me rappelle vraiment sa maman enfant comme çà.
Vraiment, çà m’a fait extrèèèèèèèèèèèèmement de bien une belle surprise comme çà!

Deuxième édition: GRRRRRRRRRRR!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

7 mai 2010
Ben voilà! Quand trop c’est trop ben… ça déborde.
Alors que nous rentrions épuisés d’Albi où Mamie a été admise cet après-midi au service de psycho-gériatrie, avec tout ce que çà comporte comme "dommages collatéraux" disons, pour reprendre une expression récente et bien pensée de notre fils, "voilà-t’y-pas" qu’un de nos plus proche voisin que nous ne voyons JAMAIS débarque la bouche en coeur, bisous et tout et tout,  avec à la main une enveloppe à notre nom portant l’en-tête "les amis de Vertus". La-dite enveloppe contenant je l’ai compris aussitôt (c’est l’époque et pourquoi autrement serait-il là?)  l’invitation au repas de quartier dont les "bénéfices" sont censés financer  la réfection de la chapelle (depuis plusieurs années mais on n’a encore vu aucun travaux mais bon…). Ben çà ne l’a pas fait…. Il est reparti avec son enveloppe dans la minute. Sans violence, sans autre explication que vraiment là… c’était pas le moment et que son enveloppe je ne la prendrais même pas! Mais avec assez de persuasion dans la voix et le regard je pense. En plus ils devraient bien avoir compris depuis le temps: on n’y va jamais à ce repas!! Et si je vous en parle… c’est parce que c’est maintenant que tout ce que j’avais envie de lui dire remonte: Qu’on se le dise: JE N’AI PAS D’AMIS A VERTUS!! Et surtout pas ce monsieur que j’ai vu à l’époque frapper vertement sa fille car elle avait eu le malheur de venir chez nous jouer avec mes enfants. Et la chapelle pour moi elle peut bien tomber. Elle ne sert à rien. Elle n’est que le vestige de leur enfance et jeunesse perdue. Comme je ne suis pas de là (puisqu’on me l’a bien rappelé quand nous avons acheté notre maison) pour moi elle ne représente qu’un tas de pierre en train de s’écrouler. Et en bon "catho" qu’il est il devrait plutôt penser à collecter des fonds pour les miséreux. Là ils auraient plus de chance de m’inciter à participer…
Voilà. Tu disais grand’soeur? Que çà va sans dire mais que çà va bien mieux en le disant? Tu as raison, çà soulage au moins!

GRRR!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

6 mai 2010
Ce soir je passais mon temps en me promenant de blogs "ami" en blog "ami" et je dois dire que pour une fois çà ne me divertit pas du tout. Je suis fatiguée. La raison sans doute qui ne me permets pas d’accepter davantage l’hypocrisie! Alors sur l’un d’eux, j’ai failli poster la réponse suivante à un billet qui dénonçait en moralisateur la solitude :
" Ce soir je vais être désagréable mais j’ai besoin de "laisser déborder". Vous me faites rire (ou pleurer?) avec vos grand laïus sur la solitude, l’écoute et l’attention etc… Je suis fatiguée de cette église ou les paroles sont vides. Des mots… encore et toujours des mots. Mais des mots froids, des mots qui trichent. Des mots qui ne se pré-occupent pas des maux. Des mots copiés/collés. Ils sont beaux mais… juste pour la façade. Il n’y a rien derrière. Que du silence, de l’indifférence (quand ce ne sont pas des reproches orgueilleux!), de l’absence… Mensonge que de croire en "la grande famille". De plus en plus difficile le "je crois en la Sainte Eglise catholique"… sans doute parce qu’elle ressemble si peu à la charité… où alors c’est: "charité bien ordonnée commence par soi même" et çà, c’est pas ce que je comprends dans « charité ».
 

Pardon Mon Dieu si je t’offense. Pardon Seigneur si je te blesse. 

Pardon X…, c’est pas envers toi qui donne ton maximum (enfin, je le crois…) ni spécialement pour toi L… (ne me refais pas le coup de la" persécution", c’est pas le moment). 

Parfois… çà fait du bien de pousser un cri "silencieux" avant de « quitter le navire ». "

Je ne l’ai pas" posté", parce que le désir de ne pas blesser l’a emporté, mais j’ai qu’en même besoin de le pousser ce grand coup de gueule!! Alors, comme ceux qui passent par ici ne sont sans doute pas les mêmes qui passent ailleurs, je me laisse aller… et çà va faire du bien. Je ne laisse pas les identités car malgré tout on ne sait jamais…

 Des mois que nous nous débattons  seuls face à nos soucis: santé, famille, finances… Maurice (camerounais) que nous avons accueilli pendant 2 mois et pour lequel je me suis faite "reprendre de volée", par une chèèèèère paroissienne en plus, qui au lieu de poser des questions pour comprendre s’est contentée de jouer les grandes dames outragées de ne pas être tenue au courant… Elle ne saura pas que c’est pour les protéger elle et sa famille, parce que Maurice est malade. Il est parti depuis huit jours et lui aussi… pas un coup de fil, pas un mot. Mes "vendredi Mej" que j’assure malgré tout, même si souvent c’est problématique mais à l’occasion desquels personne ne se soucie de savoir si moi je n’ai besoin de rien… Mamie en fin de vie à qui personne ne rend visite… Alors je fatigue encore plus. Si la charité chrétienne il faut la quémander, disons que là aussi je manque d’humilité. Sans doute aurai-je davantage de temps l’an prochain et je ferai comme tous… je penserai à moi, je ne  suis pas plus bête qu’une autre, je devrais savoir faire. Et je chercherai le Seigneur dehors, je crois que je le rencontrerai tout autant… çà ne sera pas difficile!


L’arbre qui marche toujours sur la tête!

5 mai 2010
"Mercredi 19 avril.
Il y a longtemps que je n’avais pas été aussi rétamée, au fond du trou. Tout fout le camp, je suis cassée. La tripe en bataille depuis un mois, douleurs, tout se déglingue, je ne sais plus, je ne comprends plus. Ce que je mange se retourne contre moi, ce que je dis, ce que j’écris aussi.
Grosse déprime.
 
Vais-je vivre encore? Et pourquoi faire?
 
Rester dans la confiance, malgré tout. Je n’ai d’espoir qu’en le Seigneur, vers qui d’autre irai-je?
Je suis plus que brisée; terrassée, écrabouillée.
Je me sens inutile, lamentable, misérable. Tout ce que j’espère, que le seigneur me prenne en pitié, me révèle. Je veux dire: relève.
Regarde-moi, Seigneur, regarde-moi et viens à mon aide. Tu ne peux pas me laisser comme çà.
Tout file entre mes doigts comme le sable; ma santé, mes projets, je me tortille sur le sol comme un ver coupé en deux.
Le brouillard dans ma tête est de plus en plus dense.
Attendre. Patiente, défaite. Dé-faite.
Toutes ces idées préconçues dans ma tête, en agonie, et moi aussi.
Créée configurée au Christ, à la ressemblance de Dieu.
Je me cramponne à cette idée.
Pré-formée, conformée.
Défigurée, déformée par le péché.
Refigurée, reformée. Recréée, sauvée.
Ah bon? Je ne sens rien, à part la mort et le désespoir qui rôdent. Le souffle du loup, son haleine sur ma nuque.
Résister, rester dans la confiance.
 
Mais où est Dieu?
 
Je me sens oubliée, oublieuse. Qui est Dieu?
Je ne le vois pas, ne l’entends pas, ne le comprends pas.
Pourquoi ne suis-je pas dans ses bras en permanence, pourquoi faut-il ces douleurs?
 
Maladie douleur. Déprime tristesse.
La détresse partout, dans mon coeur, dans l’actualité.
Le Seigneur relève les opprimés.
Où çà?
Dieu viens à mon aide, seigneur, viens VITE à mon secours.
 
J’ai envie d’être morte, j’ai peur de mourir.
 
Même si j’en avais le courage, seul le coeur physique cesserait de battre, le coeur spirituel continuerait de vivre, plus puissament, plus fortement encore.
Libéré de son entrave de chair, l’esprit continuerait de vivre.
Dans quel état?
Quel état d’esprit?
J’ai peur qu’il ne soit aussi – même peut-être plus encore – douloureux que maintenant…
La vie continue après la mort.
La vie après la mort trouve sa véritable ampleur, prend sa véritable dimension. Elle devient consciente entre consciemment dans la notion d’éternité.
 
Mourir l’esprit torturé, n’est ce pas une pire façon de mourir?
 
Seigneur, où est ta paix?
Seigneur, je remets tout entre tes mains, et ce soir cette expression est un peu moins convenue et un peu plus vécue que d’habitude."
 
Je ne peux m’empêcher de penser à Mamie (ma belle-mère) ce soir quand je retranscris ce passage. Comme sa fin de vie est dure. Son corps est si usé: ses os, son coeur, ses poumons, ses reins, son sang sont épuisés. En lui tenant les mains pour essayer de les réchauffer cet après-midi à l’hôpital, alors qu’elle était semi-endormie semi-inconsciente je pense, je priais. Prière pour qu’elle ne se mette plus en danger mais aussi je l’avoue prière pour que çà cesse. Prière pour que Notre Père redevienne maitre de la situation…  La médecine bien sûr prolonge la vie. Est-ce toujours souhaitable pourtant? Où est la limite entre soin et acharnement? Comment savoir à quel moment l’homme doit s’effacer devant le créateur?  La vie, la mort… la mort, la Vie.  Seigneur, entre tes mains…

Petite tranche « Clairesque »

3 mai 2010
"Mardi 18 avril.
Qui suis-je? Je ne sais pas. Qui suis-je pour de vrai, je n’ai pas la connaissance de mon "je suis". Je cohabite depuis des années avec un moi déformé, habitué à la contrainte, je nage à contre-courant, esclave de pulsions venues d’ailleurs, prisonnière du rêve d’un autre, d’un puissant ennemi.
J’ai un urgent besoin de vérité, de clarté, de connaissance de moi-même.
 
Seigneur, apprends-moi à me connaitre en vérité, aide-moi à faire ma connaissance.
 
Ma nourriture est de faire la volonté du Père. La volonté du Père est que je l’aime de toute mon âme, de tout mon coeur, de toute mes forces.
Comment pourrais-je l’aimer si je ne le connais pas?
Laisse-moi te connaitre comme tu me connais.
Maintenant, c’est là que tout se joue. La connaissance incontournable, indispensable. Me connaitre, te connaitre. Sortir des ténèbres de l’ignorance.
Savoir enfin qui je suis.
 
Je suis la fille de Dieu, et je vis en esclave d’un ange déchu.
Quel est mon visage?
Seigneur, rend-moi figure divine, re-figure moi à ton image. Toi qui m’as créée, sauvée, réveillée, toi qui m’as formée et reformée par ton incarnation, viens à mon secours.
Je ne veux plus vivre dans la contrainte, conditionnée par de fausses infos.
Je veux devenir une vraie fille de Dieu, libre, libre jusqu’à la moelle de mes os.
Ne plus dépendre de personne, ne plus me lire dans le regard des autres, ne plus être soumises à leurs lois.
Sortir enfin de ce cycle infernal: culpabilité, peur, remords,  jugement, me libérer de la peau du vieil homme, muer, être configurée au Christ et plus au grand taré, jouir enfin de ma rédemption, de ma filiation rendue par la croix.
Etre ce que je suis, et non pas ce que je pense être, ou ce que je crois être, ce que les autres pensent de moi.
Ne plus réfléchir l’image renvoyée par les autres mais celle qui m’a originellement sortie du néant, celle de Dieu.
Il y a deux mille ans le Christ m’a rendu mon visage originel.
Bon sang, il faut que je vive en conformité avec ce que je suis, que je le vois, ce visage, que je le sache, que je connaisse mon vrai visage, que je reconnaisse ma ressemblance, connaisse ma semblance, que je sois semblable à toi puisque tel est ta volonté, ton dessein, mon destin.
 
Help, Seigneur!
Entretiens en moi ce désir brûlant d’être de plus en plus ce que je suis pour te ressembler de plus en plus, dégage la route de mon être véritable, pousse-moi aux fesses jusqu’à ce que je me trouve enfin, te trouvant du même coup.
Rends-moi la joie d’être sauvée, la grâce d’être ton enfant, laisse-moi découvrir ma véritable dimension, ma véritable identité, donne-moi soif de toi, offre-moi encore et encore cette liberté née de la connaissance de la vérité, que je ne me brise plus les dents et les reins à chercher à reconnaitre le bien du mal, que je me sorte de ce piège, et que mon énergie soit dans la connaissance de la vérité.
 
En vérité, en vérité, je veux vivre en vérité.
 
Rends-moi intelligente et libre, enfin!"
 
Amen…