Claire-semée

28 mai 2020

Décidemment ce blog est appelé à sur-vivre. Qui aurait pu prévoir que quelques livres prescrit comme un baume pour mon cœur et mon âme alors en souffrance attirerait régulièrement mes mots sur cette page?

Je vais trouver une image scatologique pour imager mon ressenti.

Claire a choisit elle d’imager son propos grâce aux brebis qui vont jusqu’à grimper aux arbres à la façon des chèvres.

Alors sans doute les déjections de ces brebis tombent de haut dans nos pensées et il est bien connu que le fumier enrichit le sol sur lequel il est répandu.

Et la chèvre que je suis a bien besoin de la richesse intérieure des brebis!!

Et alors ma foi si chaotique grandit encore, « Claire-semée » mais toujours là contre toute attente. Un peu comme cette décoration au restaurant lors de mon anniversaire: tortueuse, torturée mais suffisamment belle pour être mise en évidence.

Je vous remercie donc ami(e)s de Claire de me retenir encore ici.

Peut-être vais y partager un peu plus d’autres lectures? Idée…

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Revenir…

28 février 2020

Décidément ce blog reste une bouteille à la mer, porté par les courants il s’échoue de temps en temps dans ma boite de courriels et me rappelle de ne pas oublier « Claire » et ses brebis.

La multiplication des moyens de communication essaime nos idées et nos pensées. J’avoue avoir été perdue dans le processus. Au point de décrocher et de laisser en jachère çà et là des jardins abandonnés…

Retrouver ce blog, interpelée une fois encore par un(e) lecteur(trice?) de passage, me donne la nostalgie de ce temps où je posais ici ces pensées personnelles que je pensais que nul ne lisait.

Je crois aux signes et je me dis que ce n’est pas par hasard (Hasard?) si en ce temps de car-aime, alors que ma foi est elle aussi en jachère et que j’ai pris mes distances avec tout ce qui fait Eglise, « Claire » vient encore me visiter…

 


Comme un point d’orgue

22 janvier 2017

                    moi

         Mais oui, c’est bien moi. Moi Geneviève, la brebis toujours aussi égarée je crois bien. Rappelée ici par… Geneviève!                                                     Une belle histoire amicale pour clôturer une belle journée dominicale. Mais pas facile de reprendre les commandes du navire abandonné, c’est à dire ce blog. J’avais quand même l’enviede mettre en mémoire la curiosité procurée par cette bouteille à la mer que j’ai ramassée au bord du rivage de ma boite mail. Le bouchon tenait bien, mais j’ai réussi à l’ouvrir avec une joie que je veux partager. Sept ans plus tard, certes. Mais toujours amies « épistolaires » et pas « virtuelles »!

Merci Geneviève.


« Chanter c’est prier deux fois »

3 juillet 2014

200614 - Concert de chorales à la MJC de Gaillac - IMC_2280

J’ai toujours au fond du cœur cette phrase de Saint Augustin quand, avec l’une ou l’autre chorale nous chantons, avec l’une la messe en ut mineur de Mozart cette année, et avec l’autre la missa criolla ou canticorum jubile ou alle psallite, ou autres… Ce qui me réjouis je dois l’avouer c’est de penser que la plupart des choristes étant au minimum non-pratiquants et jusqu’à athées prient avec moi. Car je suis incapable de chanter « Kyrie eleison » et autres « gloria dios » sans que ce ne soit « habité ». Et je m’interroge sur ce paradoxe qui autorise des paroles sacrées hors de leur contexte…


La brebis curieuse…

8 juin 2014

La brebis curieuse...

Je suis toujours étonnée lorsque qu’il m’arrive de penser à ce blog en jachère d’être chaque fois interpelée par un commentaire et c’est toujours « des brebis de Claire » dont il est question. Donc oui, je suis toujours et encore plongée dedans. Oui, je trouve que toute personne en recherche ou en questionnement devrait plonger avec moi. Oui, je veux bien vous y aider au besoin si je peux. 🙂


Sacrés sacrements

1 avril 2013

Sacrés sacrements

Je suis encore en plein dans les Brebis de Claire. Cette fois je copie à la main, à l’ancienne. Je goûte et mâche ainsi profondémment chaque réflexion, chaque parole, chaque Parole. Et je suis toujours aussi touchée par ses pensées. Ce livre, le dernier malheureusement puisqu’elle n’a pas eut le temps de finir, m’a été prêté et il rejoindra ma bibliothèque sous la forme d’un cahier d’écolier. Claire était enseignante, pour moi elle le reste.


Coucou

1 septembre 2012

Pourquoi cette page est-elle restée si longtemps muette… Je crois que sans doute la multiplicité aujourd’hui des moyens de communication a un effet « papillonage ». Je pose mes mots un peu ici, un peu là, aussi ailleurs. Aujourd’hui je prends conscience que du coup je ne me « pose » plus nulle part! Mes « cahiers de vie » manuscrits gisent au fond d’un placard, je ne fais plus de courriers (et quasi plus de courriel non plus)…

Heureusement Claire est toujours là! Reprendre ce matin le cahier dans lequel j’ai commencé à retranscrire le dernier tome de son témoignage (afin de rendre à sa propriétaire le livre généreusement prêté) a éveillé en moi un manque. Ce besoin de me poser , de calligraphier avec soin et plaisir le contenu de chaque jour, évènements qui composent ma vie; et de composer ainsi la bibliothèque intérieure dans laquelle puiser pour étudier un parcours, pour ne pas me perdre. J’aime écrire, réfléchir aux bons mots à utiliser, aux accords, à l’orthographe, la conjugaison. Exercice qui m’apaise. Exercice qui m’aide à ne pas sombrer parfois, à ne pas m’obstiner dans des idées fausses. Mes erreurs par écrit me sautent aux yeux, les beautés de la vie s’animent sur les pages. Bref, je crois que je vais revenir au classique stylo bille. Et peut-être ici aussi, mon clavier sur ce blog devient comme un ami qui traduit mes pensées lorsqu’elles s’emmêlent un peu. Il évite les tâches sur le papier… il animent les feux d’artifice de joie.

Alors… coucou me revoilou!


Une journée ordinaire

30 mars 2012

Ou peut-être pas… Difficile de bon matin de dire « une journée ordinaire ». Impossible d’en prévoir les évènements. Quels en seront les « extra »? Alors il est juste temps de s’émerveiller sur le jour, le soleil, les petits oiseaux, les fleurs qui commencent à étaler leur beauté et s’ouvrir nous aussi à la vie puis… attendre que le bon, le bien ou peut-être le mauvais, le mal prennent possession des heures à venir et transforment cette journée « ordinaire » en quelque chose d’extra-ordinaire!


à méditer

29 mars 2012

Quelques citations aujourd’hui. Quelques paroles qui ont « tilté » et que j’ai envie de partager avec vous. Manière de reprendre un peu contact… Geneviève si vous passez encore par ici, je vous embrasse! 🙂

« La valeur ne dépend pas de la religion, mais de l’amour qui nous fait considérer l’autre comme un frère » L’inévitable soeur Emmanuelle.

Puis aussi « Ne priez pas pour être protégé des dangers mais pour pouvoir les affronter » là, il vaut mieu l’écrire que le dire: Rabindranath Tagore.

Pour terminer « Oeil pour oeil et le monde finira aveugle » ce cher Gandhi.

Pas de commentaires de ma part, à vous de les digérer à votre façon!


A la demande générale

20 mars 2012

Il parait que je vous manque.

Enfin… perso je pense que peu, sinon personne,  passent  encore par ici. Il y a bien, de loin en loin, quelques commentaires qui apparaissent sur tel ou tel article ancien, mais je ne crois pas que ce soit significatif de grand intérêt pour ce blog.

En fait, retranscrire le livre de Claire m’a en quelque sorte vidée de toute parole. Peut-on rajouter quelque chose après?…

Mais allez, je veux bien me secouer un peu. Puis écrire ici  » c’est un peu comme une thérapie libératrice » m’a-t-on dit une fois. Mes peines mais aussi mes joies ont souvent été il est vrai posées là. Pourquoi ne pas ré-essayer alors? Sans conviction quand même je dois avouer.

Alors par quoi commencer ce matin?…

Non, je ne vais pas parler de moi, ni de ma vie. Ce sont des évènements, des sentiments que je n’ai pas envie de confier en ce moment.

Je préfère regarder autour de moi, dans notre monde. Je vais donc arrêter mon regard sur ces atrocités que nous venons de vivre: ces enfants sur le chemin du retour de belles vacances à la neige et qui ont laissés leur vie dans un tunnel là-bas en Suisse, ces soldats et élèves d’une école sauvagement abattus par un dément pas si loin de moi, et je répète alors inlassablement la phrase qui concluait un mail que je viens d’envoyer aux servants de mon diocèse et qui titrait la » retraite dans la ville » ce matin:  « Confiance, c’est moi. N’ayez pas peur! » (Matthieu, 14.27). Ces drames sont terribles,  si ceux qui ont été personnellement touchés ont eu comme premier réflexe de se tourner vers Dieu c’est peut-être la Parole que le Père leur a murmuré dans sa tendresse pour leur dire qu’il a bien accueilli  ceux qu’ils aimaient dans ses bras? Mais cette peur dévastatrice épargnera-t-elle maintenant les abords des casernes et autres écoles? Une minute de silence effacera-t-elle le traumatisme commun? Je ne sais pas. Mais cette union qui se crée autour d’un drame ne serait-elle pas une réponse? Vaincre la peur en étant solidaires… ensemble on est plus fort. D’ailleurs le « Nayez plus peur » est bien un pluriel, non?

Alors je reste en comme-union de prière…. je n’ai plus peur Seigneur. Il a fallu beaucoup de temps pour que je mette une barrière à ce sentiment qui sclérose et tue à son tour. C’est devenu toujours aujourd’hui: à la grâce de Dieu. Et enfin je ne manque plus aucun rayon de soleil qui réchauffe dans le grand froid. Même si la vie n’est pas « un long fleuve tranquille ». Bon voilà que je recommence à parler « moi » un peu trop donc stop.

Confus? Ah ben faudra vous contenter pour aujourd’hui!