Tempête

29 janvier 2009
Quand les forces de la nature font évoluer votre paysage…
 
 
 
 

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29 janvier 2009
"Accepter d’être et de porter en moi cette flamme purificatrice, ce feu qui fait la part des choses, cette brûlure sans laquelle rien ne se fait. Accepter d’être passée au feu de la forge, 7 fois 77 fois si il le faut, jusqu’à ce que mon âme devienne miroir sans tâche dans la main de Dieu.
 
Te connaitre dans la plénitude de ta vérité, pour t’aimer dans la plénitude de la joie.
 
La paix, la justice, l’amour, la vérité.
 
Un matin, à l’aube, je regarde par la fenêtre de la salle de bain et choc: je reçois en plein visage le regard d’une étoile.
En face de moi exactement, une étoile me regarde avec intensité. Mal réveillée, je me dis: c’est le Seigneur, c’est le Christ.
Et je reste là, à la regarder briller d’une exceptionnelle intensité.
Plus tard, je parle à Etienne de mon étoile du matin.
– C’est Vénus, me dit-il, la planète miroir.
 
Vénus, l’amour, et cette idée de miroir encore…
 
– Jusqu’à ce qu’on arrive à y envoyer une sonde, personne ne savait à quoi Vénus ressemblait. Les astronomes émettaient des tas d’hypothèses toutes plus fausses les unes que les autres. Son atmosphère est si dense, sa surface est si brillante que le soleil s’y reflète parfaitement, c’est pour cela qu’on la voit si bien alors qu’elle est dans une zone où on a beaucoup de mal à distinguer les étoiles d’habitude: trop proche du soleil…
 
Vénus, l’étoile du berger…
 
Pour connaitre le Christ, il faut aller jusqu’à lui."
 
Que pourrais-je rajouter ce soir?
Bien sûr, lorsque je croise quelqu’un dans la rue, je n’apprend pas à le connaitre.
Je ne ferais sa connaissance qu’en lui parlant, en l’écoutant, en découvrant son histoire, en lui confiant la mienne… Personnellement, je n’ai découvert la planète Vénus (dont seul le nom m’était familier) qu’il y a peu de temps, en conduisant mon petit-fils à la cité de l’Espace. Je ne m’y étais pas intéressée avant.
 Si c’est vrai pour l’inconnu de la rue,  pour la planète Vénus, c’est tout aussi vrai pour le Christ.
 
 

28 janvier 2009
"Quand mon esprit tchatche avec un ami, encore ça va. Mais la plupart du temps, c’est avec lui-même, ou les évènements de la vie qu’il bavarde des heures. "Demain faudra décoller à neuf heures, peut-être neuf heures moins quart, ou même vingt, parce que la dernière fois on est parti au quart et c’était limite, j’aurais dû le prévoir, si on s’était un peu dépêché on n’aurait pas ensuite stressé tout le long de la route, ah! faut aussi prévoir de passer à la poste, alors c’est plutôt à huit heures trente qu’il faut décarrer, oui mais alors çà veut dire se lever à sept heures trente, ou même sept heures et quart, il fera nuit et est-ce que la poste est ouverte à huit heures trente, non, je ne crois pas, alors on pourrait y passer au retour, mais au retour je voudrais m’arrêter chez… " etc. etc., je pourrais écrire mille pages en déroulant ce thème.
Dialoguer un peu moins avec moi même.
Triloguer un peu plus avec la Trinité.
~¤~
Je demande: que dans mon coeur, justice et paix, amour et vérité se rencontrent et s’embrassent.
 
Je ne peux pas être dans la vérité si je ne suis pas aussi dans l’amour. Seul l’amour peut m’ouvrir la voie, me donner accès à la vérité, et la rendre supportable dans toute sa force, sa lumière aveuglante. Qu’il s’agisse de regarder ma vérité en face, ou de voir celle de Dieu, j’ai besoin impérativement d’amour.
Et la paix est la condition sine qua non pour me permettre de remettre les choses à leur juste place.
Pas de justice sans profonde, sans véritable paix du coeur.
 
Je distille ma vie pour en extraire paix, vérité, amour et justice, qui sont là puisque Dieu les y a mis (qui pourrait inventer, fabriquer une seule goutte d’amour ou de vérité par ses propres moyens?), mais tellement dilués dans la masse des trucs et des machins qui encombrent mon coeur qu’il faut vraiment de bons yeux pour les distinguer.
Pierres précieuses perdues dans les gravats, fine poussière d’or saupoudrée, dispersée dans une dune de sable, leurs rayonnements ont perdu de leur intensité, leur beauté de sa force.
Tout est là, il suffit de trier. Laver, nettoyer, travailler de la pelle à vanner.
Ce n’est pas à moi de le faire, me dit l’Evangile. Je veux bien croire à ma propre impuissance, à ma profonde incapacité de devenir mon propre chercheur d’or. Je risque de me noyer dans la boue avant d’avoir extrait du sol la moindre pépite.
Et tout ce qui brille sera or pour moi. Pie voleuse, victime éblouie de tous les miroirs aux alouettes…
 
Pourtant il faut que le travail se fasse.
 
Je sais déjà qui fera le tri entre le bon grain et l’ivraie; ce sont les anges.
Qui vannera: c’est Jésus.
Peut-être, je peux laisser Marie distiller pour moi.
 
Et le feu de Dieu deviendra feu de joie."
 
"Laisser Marie distiller pour moi"
Un choix.
Parce qu’on a toujours le choix.
Le choix de s’épuiser seule,
le choix de s’appuyer sur l’Autre.
Aimer se laisser aider.
Aider celui qu’on aime.
"Laisser Marie distiller pour moi"!
 
 

mais encore

26 janvier 2009
"Je cherche à me percevoir correctement. Où est mon coeur, où est mon âme? Qui, en moi, décide?
 
Je me dis: le Christ est le Verbe, ma pensée est parole.
Pour une parole juste prononcée, combien de kilomètres de bruits inutiles, de pensées parasites?
Sans cesse ma pensée cherche quelqu’un à qui parler. Elle veut dialoguer.
Je m’entends souvent parler avec les absents.
Comme cet ami,qui me dit hier au téléphone:"je dialogue beaucoup avec toi en ce moment".
Avant une séance de déliance,de dénouance,je dialogue beaucoup avec mon confesseur.
Je m’aperçois soudain qu’apparement, le mot dialogue est faux: il s’agit forcément d’un monologue.
En apparence.
Parce qu’en réalité, c’est bien un dialogue, comme le mot m’est venu spontannement à l’esprit.
Ce n’est pas un texte écrit à l’avance et récité, mais la rencontre de deux personnalités.
Je parle à l’autre, parce que je le connais
 et que je l’aime assez pour que son absence "physique" ne soit pas un obstacle à la rencontre spirituelle.
Je crois que quand on a laissé quelqu’un entrer dans son coeur,
il y habite ensuite à demeure, même si la plupart du temps on ne s’aperçoit même pas de sa présence."
 
Je pense que l’on rejoint dans ce passage le coeur de la foi et, en même temps, l’essence (les sens) de la prière.
Ne plus monologuer mais dialoguer.
Croire que quelqu’Un existe,
que quelqu’Un écoute,
 que quelqu’Un répond…
mais cette habitude de s’écouter soi-même, de chercher des certitudes rend souvent les choses si difficiles… 
Pourtant "Il y habite à demeure même si on ne s’aperçoit pas [toujours] de sa présence"…  

on continue

22 janvier 2009
"quelque part, cela ne me traumatise plus de pécher devant lui. Après tout, ce qui est génant et traumatisant, c’est de pécher. Le faire en cachette n’est qu’une façon de pécher doublement, d’aggraver son écart, puisque je sors de son regard qui me garde. Donc, je vais être égoïste, jalouse, orgueilleuse et mesquine devant lui, en espérant que sa présence va me permettre, primo, de prendre immédiatement conscience de ce que je fais, de l’état de mon esprit, et deuxio, de redresser plus vite le cap.
Oui, vraiment, plus je réfléchis, plus je trouve que c’est la meilleure solution. En fait, il n’y en a pas d’autre, à part cesser complètement de pécher, et ce n’est pas demain la veille que j’y arriverai!
J’ai faim et soif de vérité et de sainteté, de justice et de bonté, mais il faut encore faire avec ce que je suis, ici et maintenant."
 
Voici donc l’extrait du jour.
Excusez-moi de réduire mes transcriptions en ce moment.
En même temps… çà vous permet (tout comme pour moi) une méditation plus longue qui peut être fructueuse, non?

page 55

21 janvier 2009
"Jeudi 22 décembre.
Regarder ma vie se vivre.
Pour connaitre Dieu en vérité, accepter de le laisser regarder ma vie en vérité. Accepter de la regarder moi-même en vérité.
Vivre dans le regard de Dieu, en pleine lumière. Commettre chacun de mes faux pas en pleine connaissance de cause: vivre dans une parfaite lucidité. Je mange une bouchée de trop, je m’énerve après mon prochain, je juge les présents et critique les absents: que tout cela se déroule dans la lumière. Que la vérité éclaire chacun de mes gestes d’une lumière vive mais non implacable. Lumière éclatante mais non chirurgicale. Lumière chaude et aimante.
Ne plus me laisser moi-même, par lâcheté, dans l’ignorance du poids, de la réalité de mes actes.
Il n’y a pas dix vérités, il n’y en a qu’une. Si je veux accéder à celle de Dieu, je dois accéder aussi et simultanément à la mienne.
Quand je demande à Dieu:"éloigne-toi, regarde ailleurs, va voir là-bas si j’y suis", parce que je sais au fond de moi que j’agis mal, il regarde ailleurs, s’éloigne, et la vérité s’éloigne avec lui."
 
à suivre…

36 ans!!

20 janvier 2009

Aujourd’hui mon "petit" à 36 ans!!
Happy birthday! Bon anniversaire!
Mais… pas sûre qu’il passe par ici.
Malgré tout,  j’avais envie de multiplier les possibilités qu’il reçoive le message.
Carte, téléphone, ici…
sauf parcourir la trop longue distance qui nous sépare aujourd’hui,
j’aurais donc tout utilisé.