Partager l’intime…

4 juillet 2014

Une relecture d’année c’est un moment personnel, un temps où la solitude devient habitée par la vie, nos vies, la Vie. J’ai tant aimé ce que j’ai vécu, ressenti lors de notre pause de fin d’année, dans ce bout du monde, cette impasse qui abouti à Dieu. N.D. de Livron, écrin de verdure, de recueillement et de soleil ce jour-là. Me poser, me reposer et laisser les émotions, joies, peines s’exprimer dans un regard émerveillé sur la nature, dans une respiration profonde les paupières closes. Un peu de musique grâce à mon MP3 pour chanter et rendre sonore des sentiments. Beaucoup de silence laissé libre pour que chaque cellules de mon corps s’imprègne des émotions exposées. Ce temps trop court auquel il faut s’arracher pour rejoindre les autres. Puis célébrer ensemble mais seuls, face à Marie,  l’eucharistie qui donne sens à cette année, à cette journée, à ce moment vécu. Alors j’ai envie de prolonger encore ce temps en posant ici les quelques mots griffonnés en regard des pistes de réflexions proposées s’appuyant sur le texte de St Luc (24, 13-35) Les pèlerins d’Emmaüs. Sauf que comme souvent j’ai quitté la piste pour suivre mon propre chemin…

J’ai commencé par remâcher un peu l’année qui avait précédé celle-ci. Une année que j’avais trouvé lourde, difficile, où je n’avait pas trouvé ma place. Alors deux extraits m’ont appelée:   « … leurs yeux étaient encore aveuglés… ils s’arrêtèrent tout tristes ». Oui, c’était bien là mon état d’esprit en juin 2013… Merci Seigneur de m’avoir poussée plus loin.

Avoir su « sortir des rails », décider de me laisser porter par les autres, par les enfants, par l’actualité. Ressentir vraiment l’envie (plus que le besoin) de laisser l’Esprit Saint guider mes séances. Et goûter ce sentiment de plénitude quand la rencontre la plus « improvisée » devient la plus riche, en étant consciente que ce n’est pas grâce à moi. Etre à chaque séance émue et émerveillée par cette maman redevenue petite enfant à côté de son fils pour reprendre avec lui le chemin qu’elle avait déserté… recevoir ses questions, ses témoignages auprès du groupe , ses larmes et te les offrir Seigneur…

Ne plus chercher à faire équipe avec les autres catéchistes, est-ce me détourner ou est-ce seulement ne plus faire le pas vers ceux et celles  qui se détournent? Je ne peux moi-même en juger. C’est vrai qu’il y a une distance que j’ai laissé s’installer, volontairement. Mais tu sais Seigneur qu’il s’agit pour moi davantage  de laisser la liberté et l’espace à l’autre.

Pour résumer cette année écoulée quelques paroles qui passent par mes écouteurs: « un peu de silence pour s’aimer, beaucoup de patience pour se rencontrer » En fait aujourd’hui ma relation à Dieu et aux autres, ma foi, ma vie ressemble terriblement à ces quelques mots…

Par le croisement de la prière je retrouve alors le fil conducteur, le chemin proposé:

Merci Seigneur, pour les graines que je ne verrais pas grandir, pour les fleurs cueillies au bord du chemin.

Pardon Seigneur pour les pierres que j’ai poussées du pied au lieu de chercher à bâtir avec.

S’il-te-plait, redonne-moi la joie et l’enthousiasme du voyage, ne laisse pas la mousse et les mauvaises herbes envahir mon chemin.

En conclusion, il est là mon besoin, mon chemin. Vivre pleinement, en profondeur la rencontre avec les autres, avec l’Autre. Je n’ai plus envie de « faire » j’ai faim de « vivre »… je trouverais j’espère un jour un lieu pour partager çà ailleurs que sur un clavier…. « donne-moi, donne-moi donne-moi seulement de t’aimer. »

 


« Chanter c’est prier deux fois »

3 juillet 2014

200614 - Concert de chorales à la MJC de Gaillac - IMC_2280

J’ai toujours au fond du cœur cette phrase de Saint Augustin quand, avec l’une ou l’autre chorale nous chantons, avec l’une la messe en ut mineur de Mozart cette année, et avec l’autre la missa criolla ou canticorum jubile ou alle psallite, ou autres… Ce qui me réjouis je dois l’avouer c’est de penser que la plupart des choristes étant au minimum non-pratiquants et jusqu’à athées prient avec moi. Car je suis incapable de chanter « Kyrie eleison » et autres « gloria dios » sans que ce ne soit « habité ». Et je m’interroge sur ce paradoxe qui autorise des paroles sacrées hors de leur contexte…


La brebis curieuse…

8 juin 2014

La brebis curieuse...

Je suis toujours étonnée lorsque qu’il m’arrive de penser à ce blog en jachère d’être chaque fois interpelée par un commentaire et c’est toujours « des brebis de Claire » dont il est question. Donc oui, je suis toujours et encore plongée dedans. Oui, je trouve que toute personne en recherche ou en questionnement devrait plonger avec moi. Oui, je veux bien vous y aider au besoin si je peux. 🙂


Sacrés sacrements

1 avril 2013

Sacrés sacrements

Je suis encore en plein dans les Brebis de Claire. Cette fois je copie à la main, à l’ancienne. Je goûte et mâche ainsi profondémment chaque réflexion, chaque parole, chaque Parole. Et je suis toujours aussi touchée par ses pensées. Ce livre, le dernier malheureusement puisqu’elle n’a pas eut le temps de finir, m’a été prêté et il rejoindra ma bibliothèque sous la forme d’un cahier d’écolier. Claire était enseignante, pour moi elle le reste.


Coucou

1 septembre 2012

Pourquoi cette page est-elle restée si longtemps muette… Je crois que sans doute la multiplicité aujourd’hui des moyens de communication a un effet « papillonage ». Je pose mes mots un peu ici, un peu là, aussi ailleurs. Aujourd’hui je prends conscience que du coup je ne me « pose » plus nulle part! Mes « cahiers de vie » manuscrits gisent au fond d’un placard, je ne fais plus de courriers (et quasi plus de courriel non plus)…

Heureusement Claire est toujours là! Reprendre ce matin le cahier dans lequel j’ai commencé à retranscrire le dernier tome de son témoignage (afin de rendre à sa propriétaire le livre généreusement prêté) a éveillé en moi un manque. Ce besoin de me poser , de calligraphier avec soin et plaisir le contenu de chaque jour, évènements qui composent ma vie; et de composer ainsi la bibliothèque intérieure dans laquelle puiser pour étudier un parcours, pour ne pas me perdre. J’aime écrire, réfléchir aux bons mots à utiliser, aux accords, à l’orthographe, la conjugaison. Exercice qui m’apaise. Exercice qui m’aide à ne pas sombrer parfois, à ne pas m’obstiner dans des idées fausses. Mes erreurs par écrit me sautent aux yeux, les beautés de la vie s’animent sur les pages. Bref, je crois que je vais revenir au classique stylo bille. Et peut-être ici aussi, mon clavier sur ce blog devient comme un ami qui traduit mes pensées lorsqu’elles s’emmêlent un peu. Il évite les tâches sur le papier… il animent les feux d’artifice de joie.

Alors… coucou me revoilou!


Les cendres

17 février 2010
Aujourd’hui, mercredi des cendres. Alors que je me prépare, que je cherche et réfléchis ce que vont être pour moi ces 40 jours de car-aime… Est-ce raisonnable d’imaginer encore un "clin Dieu"? Pourtant… Vouloir faire "mieux", "avec" ( ces mots sont en lien avec l’homélie de notre prêtre) çà va devenir "plus"  simple peut-être (même si ce mot est à proscrire, si je suis toujours la-dite homélie). Pourquoi? Ben, il est là le "clin Dieu". Alors que nous nous donnions la Paix du Christ, la dame qui était juste derrière moi me tire la manche: " Vous êtes bien Geneviève n’est-ce pas?" Etonnement… "oui?…" "Moi, je suis la soeur de l’abbé Saintoul." Petit dialogue très court. Rien de plus, si ce n’est l’échange alors d’un sourire qui en disait long… Elle s’appelle aussi Geneviève, la seule fois que je l’ai rencontrée je pleurais à chaudes larmes, au chevet de son défunt frère…  l’abbé Saintoul, sa photo est en bonne place dans mon "coin prière". Il fait parti de "mes" saints. Ceux qui sont disons mes "contempo-saints" ces "anonymes" dont la vie fut pour moi un témoignage. Penser à lui, à la simplicité avec laquelle il nous accueillait dans son bureau à n’importe quel moment, le souci qu’il avait de répondre à nos besoins, la persuasion qu’il mettait dans ses mots pour nous convaincre… Je me souviens notamment d’une discussion que nous avions eu un jour où nous travaillions sur un montage pour les enfants du caté. Il avait coupé, photocopié, adapté bref, donné déjà tant de temps que je finis par dire "Monsieur l’abbé c’est bien comme çà, vous savez le mieux est l’ennemi du bien" alors là, il s’est tourné vers moi d’un bloc "Ah, non!" et m’a prodigué un enseignement que je n’oublierai jamais, qui se résume peut-être par "plus tu viseras le sommet et plus haut tu arriveras"… Mais çà a duré… presqu’une heure tant il s’est voulu convaincant. Alors oui, pendant ce car-aime c’est non pas "plus" ni "moins" mais bel et bien "mieux" ( le mieux?) ,  et aussi "avec" puisque déjà ce cher Abbé Saintoul sera là…. Merci Geneviève… merci pour le "Clin"…Dieu.

Beau

9 octobre 2009
Dormir… Tout un art que je ne possède pas pour le moment. Alors mes nuits sont meublées d’ordi, de sudoku, de mots croisés, de lecture et, quand je ne peux même plus me résoudre à monter les marches qui me séparent de mon lit, de canapé du salon et de télévision. Se succèdent alors films… reportages… séries. Pas toujours très enrichissants sauf quand parfois se glissent dans un dialogue des phrases comme celle-ci "cueillie" dans un épisode de "Cordier juge et flic" la nuit dernière:
" La vraie beauté se cache dans le vide, là où notre esprit se perd".
Allons, tout n’est donc pas stérile dans ces interminables heures.