Je suis de retour

22 avril 2009
"Les disciples qui rentraient d’Emmaüs racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons ce qui s’était passé sur la route,
et comment ils avaient reconnu le Seigneur quand il avait rompu le pain…
Dans leur joie, ils n’osaient pas y croire, et restaient saisis d’étonnement."
Saint Luc au chapitre 24

Je lisais ce matin ce texte qui guide la réflexion de ma semaine.
C’est tellement en lien avec ce que je ressens après ce pèlerinage à Rome…
D’abord "les disciples qui rentraient racontaient…".
Sans doute ce que chacun de nous fait depuis notre retour.
"…et comment ils avaient reconnu le Seigneur quand il avait rompu le pain…"
C’est exactement ce que j’ai dit aux uns et aux autres de ce que j’avais ressenti à Rome.
Certes la ville est belle, certes les basiliques et leurs dorures sont impressionnantes, certes la vie du groupe était riche…
mais c’est dans chacune des eucharisties que se sont enracinés mes souvenirs.
Ces communions furent les moments les plus forts.
Est-ce Rome, les servants, l’intimité dans l’immensité qui m’a donné la sensation de la présence si proche de Jésus?
Je ne sais pas. Je ne cherche pas à savoir.
J’ai reçu. Et comme depuis quelques temps je prends et évite de me poser des questions… J’ai pris.
Et c’était bon.
Je termine avec une photo pour illustrer tout çà.
Photo étrange. Vous voyez le rond blanc? Il ne correspond à rien de visible!!
C’est dans la confession de la basilique St Pierre.
 Aucune des personnes présentes n’a su l’identifier quand j’ai montré la photo sur l’écran de mon appareil.
Nous avons bien regardé, cherché à quoi çà pouvait correspondre. Rien.
Bien sûr je sais qu’il doit y avoir une explication rationnelle (peut-être une poussière en suspension).
Mais j’aime bien m’imaginer 
que l’explication rationnelle est… celle que je vois.
(j’ose y croire et je ne suis pas saisie d’étonnement, çà me réjouie!
)

La photo est bien plus nette en fait. Elle a perdu ici de sa lumière.
Les contours de ce rond sont un peu flou mais il "illumine" davantage.
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12 avril 2009
Bien. Comme il me reste un peu de temps avant de partir, j’en profite pour pousser ici un "coup de gueule".
C’est pas top un jour de Pâques? Ben si.
Parce que je pense sincèrement et en toute modestie, que Jésus ressuscité sera de mon avis.
Quelle joie, vivre une célébration de la Lumière!
Quelle joie, cette flamme qui jaillit et se propage dans l’Eglise!
Quelle joie, ce feu qui réchauffe et illumine nos coeurs!
Pourtant hier soir pour moi, cette joie était ternie.
Eglise accueillante…
Eglise des petits…
Où es-tu?
J’ai eu mal d’entendre par deux fois cette phrase dans la bouche d’une fillette de 10 ans et d’un "petitou" de 3/4 ans:
"JE N’AI PAS LE DROIT…"
La première, Laurine, était là dans une démarche forte: recevoir le baptême, la communion.
Pendant la procession à laquelle on l’avait conviée, arrivée à ma hauteur une autre enfant lui demande:
"Pourquoi tu n’as pas de bougie toi?
JE N’AI PAS LE DROIT parce que je ne suis pas baptisée"
Petit bout de chou assis derrière moi. Remuant. Se demandant je pense pourquoi il était là.
Une jeune maman un peu dépassée par ses trois tout petits.
Invitée apparemment à un des trois baptêmes. Elle cherche à ne pas se faire remarquer.
Elle veut que ses enfants soient sages.
Alors ce gamin demande:
"pourquoi JE N’AI PAS LE DROIT?"
Je ne sais plus quelle était la question.
Je sais juste que je ne comprend pas comment les enfants qui, aujourd’hui, ont tout les droits hors l’Eglise,
peuvent comprendre que cette Eglise est un lieu d’amour et de fraternité si, là, ils N’ONT PAS LE DROIT!!!
Laurine si tu passes par ici, tu sais, je ne crois pas que Jésus t’aurait dit "TU N’AS PAS LE DROIT".
J’espère que la belle lumière que tu as reçue ensuite a effacé ce sentiment.
J’espère de tout coeur que tu sauras que TU AS LE DROIT au bonheur, à la joie.
Fussent-ils aussi "futile" qu’un petit cierge allumé. Un signe certes, mais dans le langage des adultes.
En l’occurence une veillée pascale, alors qu’il s’agit de laisser éclater la joie, la joie de baptisés,
La joie du Christ Ressuscité, les enfants ONT LE DROIT de ne pas se sentir "différents", d’être dans la lumière, dans la joie.
Baptisés ou pas. 

Quant à ce petit garçon, il n’aura pas le message venant de moi.
Mais j’espère de tout coeur qu’un(e) autre, un Autre
lui dira qu’un enfant qui fait un geste pour aller vers Jésus (même si ce geste n’est pas conforme "au droit") sera accueilli par Lui.
Hey l’Eglise! C’est quand que nous Lui ressemblerons vraiment?
Quand enfin serons-nous "accueillants"?
Quand auront-ils "LE DROIT" de ne pas, eux, venir à nous, à nos "règles"?
Quand ferons-nous, nous, le pas vers eux pour qu’ils aient "LE DROIT" de se sentir "appelés"?
Appelés à la VIE et non au "DROIT"!
J’aime ce chant:
"Ouvrir les mains pour accueillir la Paix,
la déposer tout au fond de nos coeurs,
ouvrir les bras, oser tendre la main
la transmettre à mon tour par un geste d’amour!"
Accueillir, ouvrir les bras, transmettre, geste d’amour…
LE DROIT?!?! 


11 avril 2009
Il y a plusieurs choses que j’ai envie de dire aujourd’hui. 


"Si tu as la foi comme une graine de moutarde…" un chant qu’affectionnent les Méjistes dont la petite Laurine qui sera baptisée ce soir et qui recevra la communion pour la première fois. Je me dis que sa graine de moutarde est super vivace pour germer dans le coeur de cette enfant d’aujourd’hui! Avoir dix ans en 2009 et choisir de suivre Jésus, il faut être super motivée! Nul doute que l’Esprit Saint y est pour quelque chose…  mais encore faut-il percevoir "cette brise légère". Félicitations Laurine et bienvenue!


Je voulais aussi souhaiter ici "publiquement" la bienvenue à Soeur Anne et ses loupiots! Encore une "ancienne" des forums de croire. Grande famille dans la Famille. Chère Sylvie je suis contente de ton "retour" et de ton petit passage "chez moi"!! Reviens quand tu veux.

Je me dois ici ( pour ma Câline ) de rajouter que, bien sûr ma fille:  "MA" famille est la plus précieuse!! J’espère (et je crois) que tu le sais de toute façon.

Demain après-midi, départ pour Rome. Accompagner le pèlerinage des servants d’autel de notre diocèse est un grand honneur. Une joie. Je vais essayer de ne pas écouter mon corps pour être à même d’en garder un souvenir si grand que si un jour (prochain?) je ne peux vraiment plus les suivre, je puisse me "nourrir" du passé. Pour l’heure, soyez assurés que je vous emporte tous dans mon coeur et que vous serez associés, attachés à chaque pas de ce pèlerinage. Voici un extrait de la seconde épitre aux corinthiens de Saint Paul:
« A trois reprises, j’ai fait naufrage ; j’ai même passé un jour et une
nuit à la merci des flots ! Voyages sans nombre, dangers des rivières
et dangers des bandits, dangers de la part de mes compatriotes et
dangers de la part des païens, dangers de la ville et dangers du
désert, dangers de la mer, dangers de la part des faux frères ! Et cela
dans le travail et la souffrance, souvent debout la nuit, avec la faim,
la soif, les jeûnes répétés, le froid – et j’étais mal vêtu (…) A
Damas, le représentant du roi Arétas posta des gardes aux sorties de la
ville pour me faire arrêter. Mais on me descendit dans une corbeille
par une ouverture des remparts ; c’est ainsi que je m’échappai de ses
mains
. »

Saint Paul nous parle ici de ses voyages extraordinaires. les difficultés que je vais devoir affronter n’ont rien de comparable. Je vais donc, grâce à lui, envisager le notre avec la sérénité nécessaire à son bon déroulement.

Enfin, Claire. Claire que je délaisse un peu je l’avoue. Mais j’ai eu trop de choses à préparer. J’ai aussi essayé de limiter pendant ce carême mon temps à l’ordi. J’ai donc focalisé sur l’essentiel. Mais j’ai promis que je retranscrirais par écrit ici le don qu’elle nous a fait. Et comme j’aime tenir mes promesses j’irais au bout. Mais heureusement je n’ai pas limité çà dans le temps! Alors patiente. Et relire encore et encore les même passages apporte toujours une nouvelle réflexion! 

Pour terminer, une belle image de renaissance printanière (reçue de la lointaine Belgique!) .
Joyeuses fête de Pâques à tous.

Et Lydie comprendra le plaisir que je ressens:
ALLELUIA!!!!!


c’est reparti, parce qu’il faudra bien en finir!

2 avril 2009
Dieu sait pourtant que çà recommence mal…

"L’ordre de maladie comme celui de guérir partent de mon esprit.
Comment n’est-on pas tous convaincus de çà?
Il faut que je me recycle, que je me laisse recycler.
Je ne peux pas aller dans une église demander un échange standard de mon corps ou de mon âme comme on va chez le garagiste faire un échange standard du moteur:
le même, en neuf, et qui marche.
Il faut laisser recycler ma chair et mon esprit jusqu’à ce qu’ils deviennent sains et saints.
Me laisser refondre, retailler, retravailler en profondeur, passer par le feu du Seigneur.
Que je le laisse faire en moi la grande lessive dont il est question dans Malachie:
"Et soudain il entrera dans un sanctuaire, le sauveur que vous cherchez,
et l’ange d’Alliance que vous désirez…
qui restera droit quand il apparaitra?
Car il est comme le feu du fondeur et nettoyeur.
Il purifiera les fils de Lévi et les affinera comme or et argent, et ils seront à Yavhé." (3,2)
Dans la "traduction Chouraqui" cela donne:
"Il sera comme la salicorne du foulon.
Il s’assiera,  il affinera, purifiera l’argent.
Il purifiera les benéi Lévi…"
 
Il purifiera aussi les brebiscribes, qui en ont autant besoin que les benéi Lévi.

Après l’avoir transcrit en fait, j’adhère.
Parce que je pense à tout autre chose que la maladie physique … à une toute autre guérison, purification…
Ce qu’écrivait Claire, ce qu’elle vivait, est toujours d’actualité
quel que soit le moment de la lecture ou même comme ici de la "citation"… et quelle qu’en soit mon interprétation.
"Il faut que je me recycle, que je me laisse recycler"…