suite mais pas fin du mardi 4 Février

"A quoi cela me mènera-t-il de me demander qui aime mieux? Il y a dans ma face obscure ce désir d’être toujours plus aimée que j’aime. Je crois qu’un sale comptable passe son temps à peser dans mon âme l’amour que je reçois et celui que je donne — si tant est qu’on puisse ici utiliser ce mot donner.
Et moi je suis toujours malheureuse, parce que ce n’est pas comme çà qu’on aime. Aimer plus ou moins, qu’est-ce que cela veut dire? Il n’y a qu’un amour, une seule source où nous allons nous abreuver.
 
En tout cas, je commence à dépiauter les mécanismes, à comprendre comment l’autre tordu me mène à la baguette, comment il m’insuffle son mal, comment il m’influence.
 
Ce n’est pas très glorifiant de découvrir à quel point je suis phagocytée, contaminée, il y a une vraie souffrance derrière chaque découverte de ce type. Et en même temps, si je dé-couvre aujourd’hui tel cadavre moisissant dans tel placard, c’est que le Seigneur en a ouvert la porte.
L’affreux cache toujours ses gris-gris malfaisants et autres déjections dans des lieux sombres et obscurs.
Donc, ne pas déraper dans la culpabilité, regarder en face ces vampires et commencer le combat pour me sortir du caca.
 
Je sais maintenant par expérience que je peux être formidablement aidée par le Seigneur et remporter des victoires rapides et essentielles, qui n’empêchent évidemment pas les rechutes, la guérilla sournoise menée par le vieil homme dépossédé. Mais la lumière entre, et c’est cela le plus important.
 
La prise de conscience s’est faite et l’Esprit peut officiellement contre-attaquer. Officiellement c’est-à-dire avec l’accord de mes services secrets, planqués dans ce lieu où se prennent les décisions importantes.
Quelque part dans mon coeur, l’ordre est donné "Sus aux écuries d’Augias! On la refait, version Hollywood, Hercule contre Satanas, 2598ème prise!"
Et tous les retards, les manches perdues et les faux pas deviennent anecdotiques, aussi douloureux soient-ils à vivre sur le moment, parce qu’au bout du compte, la victoire est assurée.
 
Donc, désormais et jusqu’à extinction complète des avis contraires et des oppositions, je souhaite aux autres et à moi-même tout les bonheurs du monde présent et à venir.
Et même, tiens, je me fixe comme objectif d’aimer plus les autres qu’ils m’aiment, de ne plus compter sous par sous: "donne-moi un gros billet je te rendrai une poignée de petite monnaie", mais par payer d’avance, donner la première, sans me soucier de savoir ce qui tombera dans mon escarcelle.
 
Je suppose que les jours à venir vont être plutôt pénibles, et que je vais retomber  plus bas encore dans mes vieux schémas, parce que c’est toujours comme cela, il suffit que je prenne une excellente résolution pour faire exactement le contraire à la première occasion.
A chaque fois que je me promets d’être moins moqueuse et moins critique, avant la fin de la lumière  je me suis surprise la main dans le sac, en flagrant délit de vilaine luluterie au moins une ou deux fois!
 
Surfer sur l’énergie de l’amour, comme sur une vague éternelle et infinie. Les gamelles ne comptent plus, elles n’ont plus d’importance: je tombe dans le temps, mais je surfe sur l’éternité.
Me libérant de mes idées toutes faites, je me laisse porter par la vague.
 
Dans le combat de Jacob contre son créateur, c’était vraiment le libre arbitre qui était en jeu. L’enjeu de la bataille.
Le Seigneur a essayé de me libérer malgré moi de ma face obscure, mais il a compris que ce n’était pas possible. On ne peut pas guérir l’homme de son mal par la violence, en arrachant le mal de son coeur, parce qu’on lui arracherait le coeur avec. Le mal est si intimement entré dans mon coeur, il enserre le coeur dans ses griffes, et ses racines sont si profondément ancrées qu’on ne peut  plus le déloger par la force.
C’est comme du lierre sur un vieux mur pas très costaud, si on tire dessus le mur vient avec et tout s’écroule."
Encore un passage qui se reflète comme un miroir dans ce que je ressens, pense, crois.
Peu importe les chutes inévitables pour tant est qu’on persiste à se battre, à vouloir ne plus chuter. Alors les échecs seront moins nombreux et l’amour grandira…  

One Response to suite mais pas fin du mardi 4 Février

  1. Geneviève dit :

    Très très beau passage ! Et comme tout est vrai…

    J'aime

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