De beaux mots…

25 janvier 2010

J’ai reçu pour Noël de Caroline et Pierre-Yves un coffret de CD de Serge Reggiani. J’étais super contente parce que j’ appréciais certaines de ses chansons. D’autres, je les découvre. Et celle-ci… elle m’a tirée des larmes et je n’écoute plus qu’elle depuis deux jours! Elle est tellement… je trouve même pas le mot juste. Je vous l’offre. Elle est encore plus belle à lire… Merci encore Caroline et Pierre-Yves pour ce cadeau hors de prix. Je vous aime.

Il Faut Vivre    

Il faut vivre, l’azur au-dessus comme un glaive
Prêt à trancher le fil qui nous retient debout
Il faut vivre partout, dans la boue et le rêve
En aimant à la fois et le rêve et la boue
Il faut se dépêcher d’adorer ce qui passe
Un film à la télé, un regard dans la cour
Un cœur fragile et nu sous une carapace
Une allure de fille éphémère qui court
Je veux la chair joyeuse et qui lit tous les livres
Du poète au polar, de la Bible à Vermot
M’endormir presque à jeun et me réveiller ivre
Avoir le premier geste et pas le dernier mot
Étouffer d’émotion, de désir, de musique
Écouter le silence où Mozart, chante encore
Avoir une mémoire hypocrite, amnésique
Réfractaire aux regrets, indulgente aux remords

Il faut vivre, il faut peindre avec ou sans palette
Et sculpter dans le marbre effrayant du destin
Les ailes mortes du Moulin de la Galette
La robe de mariée où s’endort la putain

Il faut voir Dieu descendre une ruelle morne
En sifflotant un air de rancune et d’espoir
Et le diable rêver, en aiguisant ses cornes
Que la lumière prend sa source dans le noir
Football, amour, alcool, gloire, frissons, tendresse
Je prends tout pêle-mêle et je suis bien partout
Au milieu des dockers dont l’amarre est l’adresse
Dans la fête tzigane et le rire bantou
On n’a jamais le temps, le temps nous a, il traîne
Comme un fleuve de plaine aux méandres moqueurs
Mais on y trouve un lit et des chants de sirènes
Et un songe accroché au pas du remorqueur
Jamais ce qui éteint, jamais ce qui dégoûte
Toujours, toujours, toujours, ce qui fait avancer
Il faut boire ses jours, un à un, goutte à goutte
Et ne trouver de l’or que pour le dépenser
Qu’on s’appelle Suzanne, Henri, Serge ou que sais-je
Quidam évanescent, anonyme, paumé
Il faut croire au soleil en adorant la neige
Et chercher le plus-que-parfait du verbe aimer

Il faut vivre d’amour, d’amitié, de défaites
Donner à perte d’âme, éclater de passion
Pour que l’on puisse écrire à la fin de la fête
Quelque chose a changé pendant que nous passions.


21 novembre 2009
Une autre façon de retrouver "la zen attitude" consiste à se passer ce genre de vidéo…
 


J’aime

17 octobre 2009
Pour moi, il en est des chants et de ceux qui les ont portées comme en littérature, les plus beaux  deviennent des classiques que l’ont retrouvent avec plaisirs quand on ouvre notre bibliothèque ou discothèque. Quelle chance, grâce à certains sites (You tube ici, mais aussi daily motion entre autres) de pouvoir puiser encore davantage dans ceux qui sont pour nous des chefs-d’œuvre! Cette chanson que certains trouveront morne et désuète je la trouve tout simplement belle. Son interprète est si loin en plus de celles qui aujourd’hui sont classifiés "chanteuses"… une voix tout simplement belle aussi. C’est mon goût bien sûr et çà n’engage que moi.


 


dédié à celle qui a l’habitude de m’entendre lui rabâcher: la vie est belle!!

20 septembre 2009

Je ne suis qu’une femme… Merci Béa

7 septembre 2009
 

Marie

26 octobre 2008
Deux liens dans la même journée…
Ben oui parce que j’ai eu envie de me "regonfler" un peu sur l’air de "dont Worry, be happy" et…
Là j’ai trouvé çà beau par l’entière communion d’un artiste et de son public
et sur un Ave Maria j’avoue que j’ai été très "remuée".

Sois heureux!

26 octobre 2008
un petit lien pour un grand conseil:
 
 
Oups! Je ferai bien de le suivre d’abord avant de donner des conseils…