Jeudi 15 décembre (suite)

26 décembre 2008
"C’est pas parce que je ne fais pas comme il faut que le Christ ne m’aime plus. Il me montre mon erreur, et me dit ce qu’il faut faire. Il me corrige parce qu’il m’aime, et qu’il veut me voir heureuse; et bien sûr, je serais plus heureuse à l’écouter parler qu’à éplucher les carottes en pestant après ma fainéante de soeur.
De là, j’arrive soudan à cette idée que ma vocation est d’être un lieu joyeux et paisible où le Christ peut se reposer de la tristesse et de l’agitation du monde.
Je me dis: Là, tu rêves. C’est pas possible. D’abord, c’est trop sympa comme idée, alors ça ne doit pas être canonique. Et puis j’ai jamais entendu parler de çà nulle part. Tous les mystiques sont appelés à partager les souffrances du Christ. J’ai lu plein de trucs sur les mortifications et les stigmates, jamais sur l’utilité de coeurs-accueils rigolos poussant des cris de joie.
Sauf peut-être dans les psaumes. Dans Sophonie aussi, l’autre fois, il était question d’un Dieu qui dansait pour moi en poussant des cris de joie.
Bon sang, çà, çà me plairait! Pousser des cris de joie avec le Seigneur, sauter ensemble sur le lit en poussant des cris de sioux. Et yiiiiiiouuuuuh! Chanter à tue-tête, à réveiller les morts.
Après tout, pourquoi pas?
Pousse des cris de joie, ô mon coeur!
Viva, viva le Seigneur!
Allélluuuuuuia! Allélluuuuuuuuia!
Un lieu où le Seigneur serait accueilli avec des cris de joie: voilà le Seigneur! Bienvenu chez toi!
Un lieu où le Seigneur vivrait à demeure, mais où je continuerais à l’accueillir comme si je le voyais arriver après une longue absence: te voilà enfin!
Un lieu où sans cesse celui qui vit là serait accueilli comme un prince en voyage. Béni sois-tu d’avoir choisi ma maison pour t’arrêter, te reposer!
C’est toujours le plan Zachée. Tout joyeux… il se tient droit…
Faire de mon coeur
un lieu d’accueil pour le Seigneur,
un havre de paix,
une maison de repos,
une oasis de fraîcheur,
une joyeuse demeure,
une salle des fêtes,
un bel été,
un endroit où se ressourcer,
océan de paix,
terre de repos,
source de toute joie,
lieu de bénédictions,
émanation de grâces.
Il y a aussi et toujours dans mes thèmes: la graine, l’arbre, le fruit.
La graine qu’il faut semer, l’arbre qui se développe, et le fruit qui permet de juger l’arbre.
Hier, j’ai pensé: Le Christ est en moi depuis toujours. Tant que je ne croyais pas en lui, je bloquais son action, sa croissance; il était là à l’état embryonnaire; un peu comme une graine attendant d’être fécondée. Mon oui a permis à l’Esprit Saint de féconder cette graine, et il a grandi en moi; je le porte aujourd’hui, plus formé qu’hier et moins que demain. Je le porte en moi autant qu’il me porte en lui. Qu’il me fait vivre en m’habitant. Il y a cet emboutissement du temps qui fait qu’en moi il est encore graine et déjà fruit.
Mon coeur à Noël doit devenir la crèche qui l’accueille. Sans cesse, années après années, fêter l’évènement de son avènement.
Cesser de fabriquer de belles images de moi, toutes plus faussées les unes que les autres, et ensuite m’épuiser à vivre en fonction d’elles. Courant après ce que je prétends être. Essayant de faire rejoindre ce que je suis et ce que je voudrais être.
Ma vérité est plus intéressante que tous mes faux-semblants, mes arrangements, mes clairs-obscurs.
Je suis Claire. Point final."
Mon coeur à Noël doit devenir la crèche qui l’accueille… J’aime cette idée… 
Je suis Geneviève. Point final.
Pas tout à fait final le point: Joyeux Noël à tous. Paix Royale!  
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C’est toujours l’histoire d’un arbre qui marchait sur la tête…

20 décembre 2008
"Jeudi 15 décembre
Plutôt que d’essayer de comprendre le et les mystères de Dieu, les vivre.
Vivre ce qui me dépasse, et qui en fait n’est pas fait pour être compris mais ressenti de l’intérieur.
Dieu sans autre visage que le mien et celui de mes cinq ou dix milliards de frères et soeurs passés, présents et à venir.
Je suis le miroir qui reflète mon créateur.
Quand je me regarde dans un miroir, c’est mon image que je vois. Mon image inversée. Mon image infidèle.
Je sais à quoi ressemble mon visage.
Je ne sais pas exactement ce qu’il est, à cause de cet inversion.
Je ne connais pas mon visage comme le connait l’autre, celui qui me regarde, et qui connait mieux que moi la spécificité de mes traits.
L’autre me voit bien mieux, plus fidèlement, plus précisement, que je ne me vois moi-même.
Dieu n’a pas de visage à part le mien. Et c’est ce visage de chair qui lui sert de miroir.
Donc, que se reflète-t-il dans mon visage miroir?
Quelle image de Lui reflètais-je?
Je suis un miroir infidèle.
Je suis un visage qui réfléchit de manière infidèle.
Qui réfléchit. Je réfléchit quoi? Pas son visage puiqu’il n’en a pas.
Je ne sais pas ce que ce miroir réfléchit. J’ignore à quoi ressemble l’image que je reflète. Je ne la vois pas.
Sauf si je suis un miroir sans tain, derrière lequel mes yeux regardent celui qui me regarde.
Dans ce cas mon regard traverse le miroir et regarde directement celui qui se regarde en moi.
Il est possible que tout se joue au niveau du regard. Son regard se reflète dans le mien, mon regard réfléchit le sien.
Je suis un regard qui pense?
Tu façonnas le visage du monde, reflet de ta beauté, pour que l’homme y découvre ta splendeur, et tout entier devienne lumière…
Je dois trouver le monde beau, je dois me trouver belle, puisque le monde et moi sommes le reflet de ta beauté…
Vivre en miroir de Dieu au lieu d’essayer de comprendre ce que veut dire: être le miroir de Dieu.
Accueillir le Seigneur.
Devenir une terre d’accueil.
Dans sa merveilleuse logique incomprehensible pour l’homme,
Dieu s’est choisit un coeur sec, dur et désespéré (le mien) pour s’en faire une demeure agréable et accueillante.
Béthania, Marthe et Marie.
Oui, çà pourrait être moi.
Un lieu à dédier, un endroit où il pourrait venir se reposer, entre Marthe l’active râleuse, et Marie, la contemplative enseignée.
Je sens bien les deux en moi, Marie qui ne demande qu’à rester à ses pieds, l’écoutant se taire avec ravissement,
et en Marthe qui agite ses grands pieds dans le plat en remuant les orteils.
10% Marie, 90% Marthe.
Faut faire les courses le déjeuner le ménage et acheter des chaussures: je n’en ai que 30 paires.
Mais Marthe aussi aime le Christ, on ne fait pas forcément attention à cet amour, à cause de la phrase:
"Tu t’agites et t’inquiètes en vain".
On voit la remarque, le reproche. Mais avant il y avait le double:"Marthe, Marthe", plein d’affection…"
 Bien… ce passage me remplit de plaisir. Donc j’arrête encore une fois en plein milieu d’une "journée". 
Un jour une GRANDE amie (re) m’a dit que je m’étais quelque part trompée… J’avoue.
Ce soir je reconnais que je me sens plus proche de l’une que de l’autre.
Mais laquelle?
Attention j’ai bien dit "plus près de" et pas "l’une" ou "l’autre".  (j’avais écrit "lune" hum… révélateur encore?)
Parce que (je cite): "c’est TANTOT l’une TANTOT l’autre", n’est-ce pas?
J’avais choisi au "Hasard", sans doute était-ce la vérité d’alors.
Sans doute suis-je différente aujourd’hui.
Tu me dis souvent :"grandie"?
Ben je te rassure… je touche encore  parterre !!
 
 

Mardi 22 suite

17 décembre 2008
"Quelque part, je refuse de basculer vraiment, de larguer les amarres pour de bon.
Quand le Christ frappe à notre porte, il est conseiller de tout quitter et de le suivre.
Moi je n’ai rien quitté, et je l’ai quand même suivi.
Je traine derrière moi le poids de tout ce que je refuse de quitter,
 par exemple, mon scepticisme,mon goût du confort, des matières douces et des remarques acerbes…
J’avance chargée comme un baudet, mais en même temps, indéniablement, j’avance derrière Lui.
Je suis la preuve vivante qu’on peut suivre quand même le berger, sans rien quitter,
difficilement, douloureusement mais formidablement aimée et aidée de Dieu.
N’est-ce pas une idée extrêmement réconfortante?
Je ne jeûne pas, l’idée même de la mortification me fait horreur, je n’ai jamais récité un rosaire de ma vie,
je taille des costards aux absents, je n’ai aucune patience avec mes proches, il faut toujours que je donne mon avis sur tout,
je refuse obstinément d’obéir, j’ai la critique aisée,
et le Seigneur patient et miséricordieux ne me retire jamais son amour ou ses grâces.
Voilà, des fois, dans des moments comme çà, mon coeur s’élargit et se remplit de joie à l’idée de tout ce que Dieu est pour moi.
Et là, je le loue sans paroles et sans bruit, parfois même sans m’en rendre compte.
Là, je transmets quelque chose de Marie, je m’inscrit dans la droite ligne de son cantique:
"mon âme exalte le Seigneur, exulte de joie en Dieu mon sauveur…"
C’est cet aspect bien précis de mon rapport à mon créateur, que je cherche à laisser s’exprimer et grandir en moi.
C’est par le chemin de la spontanéité, de la sincérité, de la vérité qu’il m’importe de le trouver.
Le libre arbitre, au fond, je le découvre, je l’expérimente chaque jour, c’est surtout la possibilité de dire non, de se refuser.
Refuser les dons, les grâces, les multiples occasions de me réjouir mises sur ma route.
Interpréter de travers, lire "noir" là où est écrit "blanc" entendre à mort quand il dit "amour".
Je suis responsable de chacunde mes "non".
Je suis responsable de moi, de mes choix, puisque j’ai été créée libre et pensante, et aussi d’une certaine façon, responsable du Christ. Mes joies sont les siennes, mes douleurs siennes aussi, et mon péché pèse autant sur Lui _ voire plus _  que sur moi.
Mais alors cela veut-il dire que, quand je me libère de ma faute en la disant devant un prêtre, je l’en libère aussi?"
 
Chère Claire, toujours posant son doigt ( ses mots ) au bon endroit… Libérer le Seigneur en acceptant le pardon, l’absolution reçue du prêtre… Ce sera désormais (peut-être) plus facile avec cette pensée alors… trop tard pour cette fois.  Et si, comme Claire le dit "mes joies sont les siennes": je suis dans la joie aujourd’hui, donc c’est cool!
"Mon âme exalte le Seigneur, exulte de joie en Dieu mon sauveur"!  
 

15 décembre 2008
"Mardi 22 novembre
Cette nuit je décide de prendre huit jours de congés spirituel _ avec en grand interdit de séjour: le IL FAUT.
Je ne supporte plus le il faut, il faut être bonne et gentille, donner au pauvre, faire pénitence.
Même: il faut louer le Seigneur me sort par les trous de nez.
Non! Il faut pas! C’est pas le bon mot!
Je loue le Seigneur quand la joie est dans mon coeur, pas par sens du devoir, pas par obligation.
Depuis que je suis enfant j’entend cela sans cesse: il faut ! Raz le bol!
Je ne veux plus conjuguer ma foi sur le mode il faut-je dois,
et je crains que cela me prenne plus d’une semaine pour me sortir de cette prison,
et qu’une fois débarassée du collant yfokeu, je n’ai aucune envie de m’y remettre!
Je voudrais essayer plutôt le: j’ai besoin _ de ton amour Seigneur, et de ton aide.
De ta tendresse et de tes soins attentifs. De ton bâton qui me guide, de ta flamme qui éclaire ma route.
J’ai besoin d’être consolée, rassurée, confortée. Je me démoralise si vite! Je m’angoisse si facilement!
Je cesse de contraindre le Christ en moi.
Le Seigneur est en moi, et que fais-je de cette présence divine?
Je mets toute mon énergie à la museler,
des fois qu’elle me dise des choses que je n’ai pas envie d’entendre, qu’elle m’entraine à poser des actes que je n’ai pas envie de faire. Oui, ce matin je réalise que je passe mon temps à faire taire en moi le Christ.
Encore une conversion à entreprendre, un virage à 180°. Laisser le Christ s’exprimer en moi de la façon la plus totale , la plus libre.
Seigneur-en-moi, je te prie humblement de me pardonner pour tous les actes de rejet, de rebellion, d’indifférence, d’agressivité et même de grossièreté que j’ai pu commettre envers toi _ et que je commettrai encore _ par inconscience, stupidité, faiblesse et lâcheté.
Seigneur-en-moi, je vais essayer de mettre ma volonté dans l’accompagnement,
l’accomplissement de la tienne, et pas dans le freinage des quatre fers.
Me réjouir sans cesse de ta présence, essayer de réaliser un peu ce que veux dire: le Christ est en moi.
Dans l’instant présent, dans l’instant, présents tous les deux.
Mon créateur en moi, taisant sa volonté, par respect de ma liberté.
Librement , joyeusement, ouvrir de plus en plus grand mon coeur.
Sentir ce miracle permanent, constant, Dieu en moi, avec moi, pour moi _ par amour pour moi.
Le trésor de Dieu _ le trésor de son amour , de sa vérité _
enfoui au fonds des océans mais toujours présent, intact,attendant d’ête découvert et exploité.
Pour trouver le trésor, prendre la carte, le guide _ la Bible _ et me laisser aussi couler jusqu’au fond de l’océan de mon coeur profond.
Qui plonge?
Celle que St Paul appelait "l’homme intérieur", ce qui colle mal quand on est une femme,
que je pourrais appeler la femme intérieure,
mais soucieuse de trouver un terme unisexe _ que la moitié de la population ne se sente pas exclue _ je dirais l’enfant intérieur.
Cet enfant qu’il faut retrouver et laisser agir en moi, cet enfant intérieur fortifié par la volonté et les dons de Dieu.
Trouver, éveiller cet enfant intérieur, ouvrir son regard.
Fermer mes yeux de chair, ouvrir les yeux de mon âme.
Ouvrir le regard intérieur, celui qui peut voir ce qui ne se voit pas.
Me taire, et écouter le silence intérieur, celui qui ne s’entend pas.
Là, à l’écoute, parasitée de pensées malvenues, je continue de ne rien voir et de ne rien entendre, mais je l’accepte.
J’accepte ma surdité et mon aveuglement.
Tout se joue peut-être à un niveau sans paroles et sans images.
"Notre secret c’est le mystère sans parole…"
Consciente de mon impatience et de mon impulsivité,
je ressens en moi monter le désir de bouger, de sortir, de passer de Marie à Marthe."
 
J’arrête là pour ce soir, même si la "page" de ce jour n’est pas complète.
J’ai plutôt envie moi de passer de Marthe (!) à Marie je crois… à celles qui comprennent!! 
J’ai d’ailleurs failli cesser dès la fin de cette si belle prière au Seigneur-en-moi…
 
 

Je veux!

14 décembre 2008
Aujourd’hui, c’est moi d’abord.
Parce que ces lignes sont si belles!
Parce que j’aimerais les redire régulièrement pour ne pas les oublier.
Parce que je viens de les déclamer déjà plusieurs fois pour m’en imprégner en profondeur…
Parce qu’après les avoir "tapées" sur mon clavier je vais les laisser "résonner" dans le silence de mon coeur.
J’arrive ingénuement comme chaque jour et je ré-ouvre le livre que nous partageons depuis quelque temps.
Et chaque fois, ben "Il" est là. Aujourd’hui encore.
Donc pas "j’aimerais tant" (enfin plutôt "plus"  que "pas"!) , c’est bien un suppli-espérant  "je veux" que je proclame,
avec Claire et tous ceux qui le souhaitent!
 
"Vendredi 18 novembre
 
La puissance de la parole.
La puissance du JE VEUX.
 
Je veux être sauvée par ma foi.
Je veux être unie à toi,
je veux être justifiée et sanctifiée par toi,
je veux être capable de t’aimer,
je veux aimer ta volonté et l’accomplir,
je veux cesser d’avoir peur,
je veux t’écouter et t’entendre,
je ne veux plus me conjuguer à JE mais à NOUS en attendant d’arriver à TOI,
je veux être utile,
je veux vouloir ce que tu veux."
 
Juste peut-être:
Amen.
 
 
 
 
 

Deux jours… quelques jours plus tard

13 décembre 2008
"Vendredi 11 novembre
Pour la première fois depuis l’onction de guérison, je me sens fort déprimée. Je ne peux tout de même pas me faire oindre tous les quinze jours!
Ma foi est de qualité bien médiocre, le constater m’emplit d’une amertume amère.
Je suis fatiguée de moi-même, de mes résistances à Dieu et de mon peu de résistance propre, et je suis fatiguée des autres. Je sent que tout m’échappe à nouveau. Je me sens seule et abandonnée, et en même temps je n’ai envie de voir personne.
Peut-être cette crise est-elle liée aux efforts que je fais pour me remettre vraiment. C’est toujours le même problème: la distance est si grande entre ce que je voudrais être _ aimante, confiante, toujours joyeuse parce que toujours consciente de l’amour de Dieu pour moi _ et ce que je suis vraiment: égoïste, brouillon, velléitaire, impatiente, capricieuse, j’en passe et de moins glorieuses encore!"
 
Relire ces lignes m’avait trop déprimée,
je me reconnaissais si bien dans cette "foi médiocre",  et je n’ai pas pu les transcrire aussitôt.
Ce soir je m’en sens tellement loin que je vais continuer et vous "offrir" un jour supplémentaire!
Moralité: la vérité d’hier n’est pas celle de demain donc… Allez… je vous en fait un petit coup? Hein? Hein?
Allez oui: CARPE DIEM!! Dieu que çà fait du bien.
 
Un jour à la fois, oui. Mais pas  pour "L’arbre qui marche sur la tête", cette fois seulement, promis!
 
"Mardi15 Novembre
Cette nuit, je sens un lieu nouveau s’ouvrir en moi, et il y a dans cette impression une vraie paix et une vraie joie.
Et ce matin, je suis toujours dedans. Je me lève heureuse, ce qui est rarissime, je me sens prêtre à tout prendre du bon côté. Messe à l’abbaye de Sénanque, avec trente prêtres en retraite. Impressionnant.
Première lecture, Apocalypse 3,20: "Voici que je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je mangerai avec lui…"
Je me dis, le lieu nouveau, c’est mon coeur qui s’ouvre, pour que le Christ puisse entrer.
Ensuite l’Evangile, c’est Zachée. "Zachée, descend vite; aujourd’hui il faut que j’aille demeurer chez toi. Vite  il descendit, et accueillit Jésus avec joie…"
Et Zachée va partager ses biens avec les  pauvres. Quand le Christ entre dans votre coeur, il faut tout de suite entrer dans la logique du partage, si on essaie de tout garder pour soi, le coeur explose. Rien ne peut contenir l’amour de Dieu. Il doit circuler.
Dernier fait, c’est aujourd’hui la St. Albert-Le-Grand, qui passa sa vie à chercher Dieu dans les sciences physiques. L’intelligence sanctifiée: justement hier je lisais le premier commandement: tu aimeras ton Dieu de toute ton âme, de toute ton intelligence, de tout ton coeur et de toute ta force. J’ai été frappée par le fait que l’intelligence y tenait la deuxième place. Non, Dieu ne néglige pas l’intelligence, il la place juste après l’âme, et juste avant le coeur. C’est dire toute l’importance qu’il lui donne.
Chacun doit mettre dans son amour, toute son intelligence. Le savant celle du savant, le cancre celle du cancre. Peu importe l’importance et le raffinement de cette intelligence, ce qui prime c’est qu’elle y soit toute.
 
Certains comprennent mieux pourquoi j’ai rompu le rythme d’une "journée" à la fois.
Et oui, une fois encore rejointe par Claire et ses "émotions" spirituelles.
Moi aussi , ce soir, comme toute la journée écoulée d’ailleurs, "je suis toujours dedans"! 
 

Aveuglement!

10 décembre 2008
Je me sens poussée à revenir ici ce soir. Parce que ce trop de "clin Dieu" me submerge parfois. A tel point que je trouve vraiment qu’Il exagère. Je me sens vraiment "barge" parfois… Je me dis "tu te fais ton cinéma ma vieille"…. Certes. Oui mais… parce que bien sûr me connaissant vous vous attendiez à ce "mais" n’est-ce pas? Donc je reprends: oui mais  si le réalisateur de mon cinéma s’écrit avec une majuscule, si vraiment Il attend que je soit "actrice" de ce que je voudrais que soit ma vie… ma vie en Christ… Alors il me renvoie le scénario de Claire et le tour est joué. C’est çà?