Désir, Attente, Avent…

29 novembre 2009

pour finir le samedi 4 février

27 novembre 2009
"conscient de sa force, le mal croit son emprise sur nous irrémédiable et définitive.
Il se trompe.
Parce que là où la violence s’avère impossible, la douceur peut tout.
 
Dieu a envoyé son verbe, doux et humble de coeur, son ange d’alliance détruire le mal par la racine.Par sa mort il a vaincu la mort.Mais la mort morte, c’est un concept pas évident à comprendre, ni à vivre. Surtout qu’elle continue de me mentir en m’affirmant que c’est Dieu qui est mort.
 
Dans mon coeur, il y a maintenant un arbre mort, semblable à l’épouvantail dans un verger, puissant comme le mensonge et dangereux comme l’illusion.
 
Il y a aussi une graine de moutarde.
Humble et discrète…
Prête à devenir la plante immense me reliant au ciel.
 
Mon coeur peut mourir et pourrir, je ne mourrai pas avec. L’arbre de vie n’est plus dépendant de mon coeur de pierre, de chair.
Ses racines sont au ciel, comme sa ramure.
Un jour il sera en pleine possession de sa puissance, mis en terre, il donnera son fruit.
 
Aujourd’hui, je suis entre deux, entre deux états, entre deux mondes, entre le monde et le royaume. Je suis épouvantée par les menaces que me crie cet épouvantail.
 
Enfant, j’avais très peur des épouvantails, je les appelais: "les monsieurs semblant", et je refusais de passer à côté d’eux.
J’avais aussi peur des clowns et des mimes, des femmes très maquillées, de tous ceux qui s’approchaient de moi le visage masqué, les traits dissimulés.
 
Cet arbre mort qui me hante encore, qui me fait encore si peur, je le connais bien, c’est celui de la connaissance du bien et du mal.
Quand j’y ai goûté mon comportement à changer. J’ai vu que j’étais nue, j’ai eu honte de ma nudité, je me suis cachée derrière un pagne en feuilles, derrière un arbre, j’ai eu peur.
Le mal a eu pour conséquence de me faire regretter d’être ce que j’étais, de m’enseigner l’humiliation, la peur, le désir de me cacher.
 
Ce n’est pas tant le mal que ses conséquences qui sont intéressantes (si je puis dire).
L’irrémédiable étant commis, Dieu constate: "qu’avez-vous fait!". Et explique à l’homme les conséquences de son acte.
Il nous dit: " voici ce qui va arriver".
Il ne dit pas: "je suis fâché, je vais vous faire des tas de misères pour me venger et vous punir."
 
Ce qui doit arriver arrive, si je tombe du toit je me brise les os, ce n’est pas Dieu qui me fait mal pour me punir, c’est ma bêtise qui réclame son dû, impose sa loi, présente la facture."
 
Je suis fatiguée ce soir, donc j’avoue avoir écrit un peu comme un robot. Sans vraiment me laisser imprégner par ce que je recevais. Seule la dernière phrase a atteint mon "intelligence". C’est un fait que quand on me dit "il fait quoi ton Dieu? Ne crois-tu pas que si il existait çà n’arriverait pas?", je trouve toujours que c’est une injustice pas possible de lui octroyer ce qui fait mal et si peu souvent ce qui fait du bien. Jamais on ne me dit "C’est cool ce qu’il a fait ton Dieu aujourd’hui! J’ai réussi telle ou telle chose." Non, ce qui est bien est à l’homme et ce qui est mauvais on te le laisse Seigneur… un peu facile, non? Perso je crois que la Présence divine est bien ailleurs que dans nos préoccupations si souvent très terre-à terre. Je crois davantage aux relations terre-à-ciel et ciel-à terre…

suite mais pas fin du mardi 4 Février

24 novembre 2009
"A quoi cela me mènera-t-il de me demander qui aime mieux? Il y a dans ma face obscure ce désir d’être toujours plus aimée que j’aime. Je crois qu’un sale comptable passe son temps à peser dans mon âme l’amour que je reçois et celui que je donne — si tant est qu’on puisse ici utiliser ce mot donner.
Et moi je suis toujours malheureuse, parce que ce n’est pas comme çà qu’on aime. Aimer plus ou moins, qu’est-ce que cela veut dire? Il n’y a qu’un amour, une seule source où nous allons nous abreuver.
 
En tout cas, je commence à dépiauter les mécanismes, à comprendre comment l’autre tordu me mène à la baguette, comment il m’insuffle son mal, comment il m’influence.
 
Ce n’est pas très glorifiant de découvrir à quel point je suis phagocytée, contaminée, il y a une vraie souffrance derrière chaque découverte de ce type. Et en même temps, si je dé-couvre aujourd’hui tel cadavre moisissant dans tel placard, c’est que le Seigneur en a ouvert la porte.
L’affreux cache toujours ses gris-gris malfaisants et autres déjections dans des lieux sombres et obscurs.
Donc, ne pas déraper dans la culpabilité, regarder en face ces vampires et commencer le combat pour me sortir du caca.
 
Je sais maintenant par expérience que je peux être formidablement aidée par le Seigneur et remporter des victoires rapides et essentielles, qui n’empêchent évidemment pas les rechutes, la guérilla sournoise menée par le vieil homme dépossédé. Mais la lumière entre, et c’est cela le plus important.
 
La prise de conscience s’est faite et l’Esprit peut officiellement contre-attaquer. Officiellement c’est-à-dire avec l’accord de mes services secrets, planqués dans ce lieu où se prennent les décisions importantes.
Quelque part dans mon coeur, l’ordre est donné "Sus aux écuries d’Augias! On la refait, version Hollywood, Hercule contre Satanas, 2598ème prise!"
Et tous les retards, les manches perdues et les faux pas deviennent anecdotiques, aussi douloureux soient-ils à vivre sur le moment, parce qu’au bout du compte, la victoire est assurée.
 
Donc, désormais et jusqu’à extinction complète des avis contraires et des oppositions, je souhaite aux autres et à moi-même tout les bonheurs du monde présent et à venir.
Et même, tiens, je me fixe comme objectif d’aimer plus les autres qu’ils m’aiment, de ne plus compter sous par sous: "donne-moi un gros billet je te rendrai une poignée de petite monnaie", mais par payer d’avance, donner la première, sans me soucier de savoir ce qui tombera dans mon escarcelle.
 
Je suppose que les jours à venir vont être plutôt pénibles, et que je vais retomber  plus bas encore dans mes vieux schémas, parce que c’est toujours comme cela, il suffit que je prenne une excellente résolution pour faire exactement le contraire à la première occasion.
A chaque fois que je me promets d’être moins moqueuse et moins critique, avant la fin de la lumière  je me suis surprise la main dans le sac, en flagrant délit de vilaine luluterie au moins une ou deux fois!
 
Surfer sur l’énergie de l’amour, comme sur une vague éternelle et infinie. Les gamelles ne comptent plus, elles n’ont plus d’importance: je tombe dans le temps, mais je surfe sur l’éternité.
Me libérant de mes idées toutes faites, je me laisse porter par la vague.
 
Dans le combat de Jacob contre son créateur, c’était vraiment le libre arbitre qui était en jeu. L’enjeu de la bataille.
Le Seigneur a essayé de me libérer malgré moi de ma face obscure, mais il a compris que ce n’était pas possible. On ne peut pas guérir l’homme de son mal par la violence, en arrachant le mal de son coeur, parce qu’on lui arracherait le coeur avec. Le mal est si intimement entré dans mon coeur, il enserre le coeur dans ses griffes, et ses racines sont si profondément ancrées qu’on ne peut  plus le déloger par la force.
C’est comme du lierre sur un vieux mur pas très costaud, si on tire dessus le mur vient avec et tout s’écroule."
Encore un passage qui se reflète comme un miroir dans ce que je ressens, pense, crois.
Peu importe les chutes inévitables pour tant est qu’on persiste à se battre, à vouloir ne plus chuter. Alors les échecs seront moins nombreux et l’amour grandira…  

Ce « jour » est un peu long donc je vais le morceler, pardon

22 novembre 2009
"Samedi 4 Février
J’aime imaginer David, le berger devenu roi, qui danse, dépouillé de tous les insignes de sa gloire terrestre, les reins ceint d’un simple pagne de lin, devant l’arche d’alliance rendue à Jérusalem.
Sa femme Mikal, fille de Saül, en le voyant ainsi sauter, virevolter et tournoyer de joie, le "méprisa au fond de son coeur" (2 Samuel 6, 16), et le lui fit savoir aussitôt que possible: comme David s’en retournait chez lui, Mikal sortit à sa rencontre, la bouche pleine de ce mépris qui avait rempli son coeur.
"Comme il s’est fait honneur, aujourd’hui, le roi d’Israël, de s’être découvert devant ses servantes comme un homme de rien"…
Mikal n’était pas premier prix en psychologie. Se précipiter au devant du roi qui revient d’une journée historique, rempli de joie et d’allégresse, pour doucher son enthousiasme de façon aussi sèche, çà ne pouvait que lui retomber sur le nez.
Dire que David prit très mal l’interjection est un doux euphémisme. "Oui, je danserai encore devant Yavhé, je m’humilierai encore devant mon Dieu. Je serai vil à tes yeux, mais devant les servantes dont tu parles je serai glorifié…"
Visiblement, il tint parole, et Mikal resta stérile jusqu’à la fin de ses jours. Elle aurait mieux fait de se taire, la fille de Saül!
Et pourtant, elle aimait David, qu’elle avait sauvé de la mort quand son père voulait le tuer.
Elle l’aimait parce qu’il était beau, mais ne pouvait s’empêcher de le mépriser, parce qu’il était de basse extraction.
Décidement l’orgueil est la source de tous les maux.
 
Je vois là aussi un autre trait caractéristique du séparateur, qui devait se tenir souvent perché sur l’épaule de Mikal: la haine de la joie.
Lui, ne peut plus être heureux: comment l’être après avoir renié le Père du Ciel? Alors pas question que quelqu’un d’autre le soit.
C’est vrai que j’ai moi aussi une attitude complexe envers les gens joyeux. D’un côté — mon bon côté, celui où Dieu règne — je me sens attirée par eux, j’ai envie d’être en leur compagnie, et de l’autre — mon côté obscur, contaminé — je les jalouse horriblement, je me dis pourquoi eux et pas moi, et, de là, on arrive vite à: ni moi ni eux, mince-alors-zut-quoi!
 
C’est cela qui est terrible avec le séparateur, il arrive à nous faire devenir les artisans de notre propre malheur, à nous transformer en gâcheur de chances, il est tellement sombre et négatif qu’on se laisse contaminer par lui, et on finit par tout voir en sombre et en négatif comme lui.
Si je l’écoute, les plus belles choses vont devenir source de consternation et de drames.
 
Cette Mikal, femme de David qu’elle aimait, s’est laissée gâcher la vie par l’autre affreux, simplement parce qu’elle a prêté une oreille trop complaisante à ses conseils sulfureux.
 
On imagine bien la liesse de ce jour de fête, ces milliers de gens qui dansent, poussent des cris de joies, sonnent du cor, jouant de la cithare des harpes et des tambourins, accompagnant l’Arche qui rentrait enfin à Jérusalem.
David leur jeune et beau roi, dansant en tête du cortège, puissant et vigoureux, distribuant à son peuple pains, dattes et gâteaux de raisins, afin que la joie de tous soit complète.
Et, à la fin de la journée, il rentre chez lui, le coeur encore résonnant des cris d’allégresse, la tête pleine de musique, le corps heureux d’avoir si bien dansé pour le Seigneur Dieu, béni soit-il, et voilà qu’il n’a même pas le temps d’entrer dans sa maison que l’autre idiote fonce sur lui avec sa tronche de cake pour se ficher de sa poire devant tout le monde.
Elle cherchait le clash, elle l’a trouvé.
 
Apprendre à me réjouir du bonheur des autres, me réjouir avec eux, et ainsi bénéficier de leur joie, être enjoyé à travers eux."
 
Voilà. Ce sera tout pour ce soir. Je pense que cette dernière phrase fait une belle conclusion même si elle ne marque que la mi-réflexion de Claire ce jour-là. Ce choix montre-t-il que ma zénitude est en marche ? 😉

21 novembre 2009
Une autre façon de retrouver "la zen attitude" consiste à se passer ce genre de vidéo…
 


Les brebis, on continue?

17 novembre 2009
"Mardi 31 Janvier
Avant hier soir, tout à coup, je me dis: mais est-ce que tu sais ce que signifie que Dieu est vivant?
Est-ce que tu es bien consciente du sens de cette phrase: Dieu est vivant?
Est-ce que tu sens qu’il est VIVANTen toi?
L’idée est violente, l’idée est proche de la folie.
 
VIVANT! C’est à dire présent, donc forcément agissant, un Dieu vivant et présent ne peut pas rester inactif, se tourner les pouces.
Pourquoi chercher parmi les morts celui qui est vivant… depuis le début je continue à le chercher parmi les morts.
Alors qu’il est vivant.
PRESENT ET AGISSANT.
Bon sang! Il est vivant.
 
Et je me mets à penser que demain, il faut pas que j’oublie de prendre la boite à oeufs en partant faire les courses, parce que j’oublie à chaque fois de la prendre, et alors le marchand qui n’en a jamais d’avance va mettre les oeufs dans un sac en papier, et tout le long de la route je vais avoir peur de les casser, et il n’y a rien de plus horripilant que des oeufs cassés dans un sac en papier, d’abord les bons oeufs sont perdus, et puis çà dégouline partout, … et merde! Comment c’est possible? Comment je peux penser à ma boite à oeufs alors que je suis en train de découvrir que Dieu est vivant?!
 
Donc, Dieu est vivant, et il veut que je le comprenne, il veut être connu de moi. J’ai des choses à faire, à comprendre, il va tout faire pour m’aider à accomplir sa volonté, sans jamais dire clairement quelle est sa volonté.
La volonté de Dieu est d’être reçu et admis par ma foi, dans le flou le plus complet, l’incertitude la plus totale.
Donc, ma seule solution est d’entrer dans une attitude de foi la plus parfaite possible.
Confiance.
Sérénité, paix, tranquillité d’esprit.
Si Dieu est vivant et agissant en moi, je ne peux que lui faire confiance.
Tout est bien, forcément, il maîtrise parfaitement le processus, on est des limiers _ euh, des milliers, _ des millions à être passés par là, à avoir fait cet apprentissage: faire confiance, en serrant les fesses quand même, laisser Dieu agir sans se soucier de mes capacités, du résultat, du lendemain.
Je m’axe sur cette certitude du Dieu présent et agissant, et le reste viendra tout seul: le ressenti de l’amour, la certitude de son action.
La révélation doit se dérouler à titre personnel en moi, je dois la laisser se développer à son rythme, c’est à dire au mien.
Le processus découverte, doute, résistance, inspiration, acceptation est je pense nécessaire, voire même voulu.
Laisser en moi la graine de moutarde devenir royaume de Dieu."
 
Comme je suis dans un processus" recherche de zen attitude", je vais m’abstenir de réfléchir sur ce que réveille en moi ce passage: ne rien réveiller pour ne pas risquer de réveiller ce qui ne doit pas l’être. Seul Dieu présent et agissant en moi  pour le moment!!
Geneviève, j’ai répondu à votre commentaire dans… les commentaires du billet précédent..  Amicalement.

!!!

15 novembre 2009
Qu’on se le dise: j’aime les gens qui me disent ce qu’ils ont sur le coeur en me regardant dans les yeux. Il n’y a rien qui me blesse plus que les messages qui passent par la bande (les "rapporteurs" ou, ici, les messages persos sur le net). Parce que çà me prive d’un droit de réponse en face-à-face et m’oblige à utiliser les mêmes chemins pour me faire entendre. Et sans la parole donnée et reçu, sans le partage d’opinion direct on part toujours en vrille.
J’exècre çà!!!!!!!