petite phrase…

29 août 2009
"il est des religieux qui sont tellement dans la spiritualité qu’on désespère d’en faire des chrétiens" Monseigneur di Falco

Si on inverse la phrase:
"il est des chrétiens qui sont si peu dans la spiritualité qu’on désespère d’en faire des religieux"
Moi()

Et je suis en parfaite cohésion de pensées avec… les 2!!


pour mieux me comprendre parfois (même moi j’ai du mal!)

26 août 2009

26 août 2009
Une phrase de Jean Cocteau reçue ce matin dans ma boite mail:
"il faut vivre comme tout
le monde en étant comme personne"

C’est pas facile, mais c’est vrai!

Cadeau du matin

26 août 2009
C’est cool de bon matin de recevoir du courrier:


Et c’est signé en plus! Vous avez reconnu: Ophélie.

Je vais essayer de poursuivre sans trop flâner. Nous en sommes seulement à la page 76 et… il y en a 194!!

23 août 2009
"Il plante le cep, il envoie le jardinier, il taille les sarments morts, mais c’est moi qui produis la grappe de raisin.
Si je refuse de laisser pousser le fruit, personne, pas même Dieu tout puissant, ne pourra m’obliger à le faire.
Je crois que cette idée est assez proche de la réalité_ de ce qu’est notre véritable rapport. Je ne suis pas la flûte de bois mort dans lequel il souffre (sic!), je suis l’arbre et le cep planté de ses mains, le champ semé par ses soins.
Ma responsabilité est de laisser l’obscur travail de la vie se faire en moi, de laisser l’invisible féconder sans cesse mon sol afin qu’il devienne productif. Il faut que, quand le jardinier tend la main, même en plein hiver, la figue mûre y tombe d’elle-même, se détachant de l’arbre avec facilité. Comme si au moment venu, son poids l’entrainait vers la main tendue.
Ensuite le jardinier offre au créateur la figue, qui la mange avec joie.
Et la joie de tous est complète:
Celle du figuier qui a accompli ce pour quoi il était créé: il a donné son fruit.
Celle du Fils-jardinier qui a accompli sa mission: il a aidé l’arbre à grandir et à prospérer. Il a pris grand soin de lui, l’a habillé de paille quand il faisait trop froid, l’a arrosé quand il faisait trop sec, a taillé ses branches quand elles étaient mortes ou inutiles; il a veillé au pied de cet arbre avec patience et amour, il a vraiment aimé ce figuier, il lui a parlé pour réjouir son coeur, et finalement il a tendu la main et le fruit est venu dedans tout naturellement.
Et en point d’orgue, la joie du Père, qui trouve bon de manger le fruit de l’arbre qu’il a lui-même créé."
Mon commentaire pour cet extrait est… que je n’ ai rien à ajouter. Parce que tous les mots d’un livre ne nous touche pas de la même façon. Parce qu’à la différence d’Isabelle je ne suis pas terrible en explication de texte. Et que dire pour dire n’est pas dans ma nature. "Je ne refuse pas de laisser pousser du fruit, personne pas même Dieu, ne peut m’obliger à le faire". Surtout pas Dieu qui attend tout de nous sauf qu’on se sente obligé. Une histoire de libre arbitre je crois…




re-lecture…

22 août 2009
Je n’apprendrai à personne je crois que je suis engagée dans le Mej (Mouvement Eucharistique des Jeunes). Assez novice dans cette démarche (2 ans) j’essaie tant bien que mal de m’imprégner de son esprit. (Ben oui Lydie: encore l’Esprit! Je te promet que je ne le fais pas exprès. ). Les formations auxquelles je participe sont riches mais assez théoriques, et j’avoue avoir certaine difficulté parfois avec le côté pratique. La relecture si elle ne m’est pas instinctive est pourtant ce qui me coûte le moins. Même si là aussi je manque d’une certaine rigueur. Donc, pour en arriver au but de ce billet, hier j’ai pris le temps de relire le contenu de ce blog… dans sa totalité (chose que je fais avec mon "livre de vie" assez souvent mais que je n’avais jamais poussé jusqu’à l’ordi). Catégorie par catégorie. Calmement. En prenant le temps de "regarder" au-delà des mots. J’y ai pris un plaisir inouï. Je me suis étonnée par la beauté de certains, j’ai applaudi à la joie contenu dans les uns, j’ai ri, mes yeux se sont mouillés, j’ai mesuré le chemin parcouru par rapport à d’autres… bref: vraiment relire le contenu de chacun de ces moments m’a, je crois, enrichie. Si j’avais eu besoin de renforcer mon idée du bien-fondé de la relecture… là, ce serait gagné. Conclusion: continuer d’écrire, de laisser des traces pour mieux prendre appui dessus pour "aller plus loin, jusqu’au-delà des apparences, des mots des évidences pour rencontrer vraiment. Et se retrouver face-à-face, briser enfin la glace regarder comme Toi…" (çà se chante au MEJ!!!)

un vent de rentrée commence à souffler… alors voici Claire qui revient!

21 août 2009
"Dimanche 8 janvier
Je me sens si facilement abandonnée, rejetée, ignorée par les autres.
Mais combien de fois ai-je agi de la même façon envers Dieu, lui disant: "non, là, tu vois, je n’ai pas le temps, je fais quelque chose de prenant, très intéressant, ou trop frivole pour t’intéresser". Je lui ai ouvert des cases dans ma vie, je lui ai aménagé des places réservées, comme dans un camping: "là, tu vois Seigneur, tu peux mettre ta caravane, quand j’aurai le temps je viendrai te dire un petit bonjour". Je passe assez souvent, tous les matins, à midi pour la lecture des textes, le soir à complies, et aussi dans la journée, quand je pense à lui, quand je vais à l’église.
Mais je crois qu’il faut que je le laisse vivre avec moi à demeure, en permanence, sans interruption. Qu’il soit vraiment chez lui chez moi, que je sois en train d’éplucher des carottes ou de faire les soldes. Il ne me demande pas d’être toujours pleine de recueillement et de solennité envers lui, il me demande d’être toujours ouverte."

 Pour un redémarrage!! Wouah…
Un parfum de rappel à l’ordre là… J’avoue. Je ne lui ai pas laissé beaucoup de place depuis le pélé à Rome… Je ne cherche pas des excuses mais est-ce que délaisser les miens pour Lui c’est vraiment ce qu’Il souhaite? Je n’arrive pas à m’en convaincre. Mais là, je crois que j’ai manqué "d’équitabilité" quand même. Car Claire ne substitue pas le "dans tous les gestes et moments de la vie" aux prières, eucharisties et autres rencontres que j’ai "oublié"… Il est temps que la rentrée se fasse… Pardon Seigneur.


croire…

18 août 2009
Je te répond ici à toi S. qui m’écrivait hier:

"tu as de la chance de croire en dieu. Car la religion doit énormément
t’aider dans toutes les souffrances, difficulté, de ta vie.
je me souviens quand tu m’avais dis : tu as soif de quoi ? (quand j’avais bu l’eau de la grotte à Lourdes)".

De la chance?… Je ne sais pas si c’est "de la chance". La chance c’est quelque chose qui arrive "par hasard". Une phrase dit que "le Hasard c’est Dieu qui voyage incognito." Alors là oui, je veux bien appeler çà de la chance. Mais avec un grand "C" alors… Croire, pour t’ expliquer simplement S. comment je le ressens: c’est une petite graine qui est enfouie profondément en chacun de nous. Certains la cultivent. D’autres l’ignorent. D’autres encore la laissent mourir…
 J’ai la "Chance" qu’un jour cette petite graine chez moi ait décidé de pousser seule… (enfin seule… là aussi je crois que je pourrais mettre une majuscule!), malgré ma décision de ne plus m’en occuper pendant de longues années. Jusqu’à ce que certains appelleraient un "éveil de conscience". Et tu sais quoi S.? Je pense que ce sont les souffrances, les difficultés de ma vie qui ont aidé ma foi. Même si dans un premier temps ce sont elles qui m’ont fait claquer la porte au "bon Dieu"…
Il est arrivé un moment où je n’ai plus pu penser que Dieu était la source de mes malheurs, puisque quand j’allais mal mes paroles de colère se tournaient vers Lui; j’ai fini par comprendre qu’il était le dernier recours, le dernier secours. Il m’a fallu du temps pour comprendre que, au delà de l’expression de mes violences verbales c’était chaque fois "une main tendue" (n’est-ce pas L et A-M! ). Car qui aurait toléré mes mots et m’aurait offert en échange l’apaisement? Chaque fois m’adresser à Dieu même en le défiant, en lui tournant le dos, c’était m’appuyer sur quelqu’un dont je reconnaissais la présence (puisqu’on ne peut s’emporter contre "personne") et j’osais alors chaque fois repartir, aller de l’avant encore et encore.
Aujourd’hui j’ai "de la chance" parce que c’est je dirais en "soins préventifs" que je me tourne vers Lui. A mon avis c’est tellement plus facile de faire face ainsi. Je me sens plus forte face aux difficultés et douleurs de toutes sortes. Et je les affronte et les vis plus facilement puisque je ne sombre plus comme autrefois.
Voilà pour ce qui est de la chance. Mais tu sais S. ce qui est chouette, c’est que cette "Chance" est accessible à tous.

Quant à ce que je t’ai dis l’an passé quand tu t’interrogeais sur ce besoin que tu avais ressenti de boire l’eau de la source à Lourdes alors que tu étais là disons "par… Hasard ", je te le répète encore aujourd’hui: La seule question que tu peux  peut-être encore aujourd’hui te poser c’est de quoi as-tu soif? Cette eau que tu as eu besoin de boire était là pour étancher cette soif … Toi seule en connais la nature. A Lourdes chacun vient chercher ce dont il a besoin, ce dont il a soif. Dieu seul sait ce que c’est!!

Et si croire c’était  simplement "trinquer avec le Seigneur": nos soifs et son "Eau-de-Vie" !    J’AI SOIFFFF!!!


un peu d’humour çà fait du bien…

6 août 2009
Je reprends ma liste de mots d’enfants (mes doudous bien sûr)
Deux de leurs réflexions aujourd’hui.
Corentin pour commencer:
Une publicité de tampons périodiques à la télé.
"Papili, pourquoi on dit les règles et pas des équerres ou des rapporteurs?"
Papili bien embarrassé me renvoie bien sûr la balle.
Ma réponse sur le ton de l’humour toujours
"Ben les équerres… marcher les jambes à 90° pas facile.
Et les rapporteurs c’est suffisamment intime pour ne pas que tout le monde le sache".
Je sais, çà vaut ce que çà vaut. Mais vous auriez dit quoi vous à un gamin de 10 ans?
Puis ce matin Coralie:
Son frère raconte un de ses cauchemars. Noirs.
Nous sommes presque tous poignardés avec des ciseaux.
D’où la réflexion de Coralie "Pourquoi poignardés? En fait avec des ciseaux c’est ciselés non?"
Bon OK, à 13 ans je pense que c’est plus un jeu de mots de sa part qu’une réelle question,
mais çà mérite d’être cité je trouve.
Voilà! Bonne journée à vous qui peut-être passez par là.


Dans le noir

4 août 2009

« Dieu nous
donne la Lumière

mais pas comme un phare qui éclaire toute la côte mais comme
un phare de vélo où il faut pédaler ! »

Père René-Luc