on recommence!

24 mars 2009
"Samedi 7 janvier.
Bloqués par la neige depuis deux jours.
Ce qui ne m’empêche pas de penser.
De nouveau je me sens dans une phase: tout cela est absurde.
Le système Dieu est complètement obscur, sa logique m’échappe.
Je ne sais même plus si c’est vraiment possible, tout çà, si c’est réel.
Dieu, la Trinité, l’Incarnation, le paradis et la Jérusalem céleste.
Je me sens à la frontière de l’athéïsme __ c’est pas de la mauvaise volonté, au contraire, je me sens plutôt dans une bonne veine à ce niveau là __ non, c’est juste que je décroche, c’est trop, tout simplement.
Trop dingo, trop différents de tous les concepts qui me sont familiers.
Il faut dire que ces deux derniers jours j’étais bien immergée dans la foi. Je relis mes notes:
– être un reflet un peu moins déformant de ta beauté, un miroir un peu plus fidèle de ton activité.
-te laisser plus de place en moi pour que tu puisses accomplir ce qui doit l’être. si il n’y a pas suffisamment de place libre en moi, si ma capacité d’accueil n’est pas suffisante, comment Dieu pourrait-il agir efficacement?
– que tombent les peaux mortes qui font obstacle au passage de la lumière et de la vérité. Que tombent les écailles qui m’empêchent de voir.
Il y a en moi un désir vrai de régénération. Physique et spirituelle.
Une conscience aigüe que tout part de la tête vers le corps, du spi vers le charnel."
Stop. Je vais cesser là aujourd’hui!!  Si même Claire s’en mêle…
Tout ce que je refuse.
Mais bon, on va dire qu’il ne s’agit là que de réflexions spirituelles n’est-ce pas les copines?

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Réaction face à la « bétise »…

18 mars 2009
Comme il est réconfortant de trouver de telles prises de position dans le sein même de l’Eglise. Quand un blesse, l’autre guérit… ou devrais-je dire "l’Autre"? Parce que je Le reconnais bien dans ce courrier… Merci Monseigneur (Mon Seigneur!) d’oser. Heureusement que mon chemin croise des pasteurs comme celui-ci…
Mais comme c’est difficile parfois de se situer dans cette Eglise si multiple et parfois si dure…
http://catholique-nanterre.cef.fr/Lettre-ouverte-a-Monseigneur-Jose

c’est le plus beau!

14 mars 2009
Un petit mot d’enfant aujourd’hui.
Ophélie (2ans et ma petite-fille,  pour les "non-initiés" )  ayant accompagné sa maman ce matin au travail,
elle a vu des violons, des violoncelles et même un accordéon!
Espérant la faire parler un peu (ce qu’elle fait déjà fort bien),
je lui demande
lequel elle préfère;
 et afin de mieux me faire comprendre de ma Doudoucette, j’ajoute:
 "C’est lequel que tu trouves le plus beau?"
 là, la réponse a fusé: "Papa, c’est papa le plus beau!"
L’essentiel vous disiez? Elle a tout compris Ophélie…

cadeau

13 mars 2009

Sans doute le beau temps qui semble s’installer qui me pousse à partager avec vous. Quelques roses: 5 rouges et 3 blanches pour 53 ans, quelques branches de Forsithia qui annoncent enfin le printemps tant espéré, et une bougie… prolongement d’une autre qui brûle quelque part en Bretagne.
 

12 mars 2009
"Alors – et alors seulement- les portes de l’enfer étant brisées, l’Esprit a pu être "redonné" aux hommes.
Moment d’ivresse raconté dans les Actes (2).
C’est peut-être pour cela que nous sommes aujourd’hui capables potentiellement
de plus grandes merveilles que le Christ lui-même:
pour la première fois de l’histoire de l’homme, nous sommes porteurs de vie éternelle, hôte de la Trinité au complet.
 
Retour à la case: Fils séparé du Père en moi (cf. des brebis dans les arbres).
Si rien de tout cela ne se manifeste de manière très concrète aujourd’hui (ouvrez la télé à l’heure des infos),
 c’est qu’il reste cette ombre, ce voile dans mon coeur.
Vaincu, le mal a sauvé les apparences, gardé sa tête de mort.
Parce que, justement, il a été vaincu dans le sang de l’innocent.
Nous avons été une fois de plus coupables de complicité,
nous avons livré le Christ au mal pour que la mort fasse son ouvrage.
 
Bon sang, c’est évident, cela ne pouvait pas être autrement.
Si nous avions laissé le Christ "mourir de sa belle mort" – c’est à dire si nous l’avions laissé en vie –
le mal aurait immédiatement perdu la partie.
Mais on a agi comme des barbares, on a levé la croix et planté les clous de notre propre main.
Dans le box des accusés, la mort peut apporter toutes les preuves:
c’est eux qui me l’ont donné. C’est eux les coupables, les responsables.
Que répondre à cela, à part: hélas, pauvre de nous!
Et nous sommes restés prisonniers des apparences,
pour ne pas avoir accepté de voir que le Fils de l’Homme était surtout celui de Dieu, malgré les apparences.
On est toujours prisonniers des apparences. On se fait toujours avoir par elles, jusqu’au trognon.
 
Heureusement que la miséricorde divine me protège
en m’empêchant de rentrer dans toute l’étendue de cette terrible vérité.
 
S’il laissait venir à ma conscience ce que cela veut dire, être une renieuse – tueuse de Dieu –
 sauvée par lui au prix de la croix, habitée aujourd’hui, ici et maintenant,
 de la Trinité, Père, Fils et Esprit, prêts à partager leur gloire avec moi,
et toujours prisonnière du mauvais et de la mort au point de ne rien sentir de cette présence divine en moi…
Mais je meurs dans l’instant de douleur et de honte, dans les plus grandes affres que l’on puisse imaginer!"
 
J’espère toi qui te reconnaitras si tu lis ce soir, que tu comprends que c’est seulement le "Hasard" (excuse-moi de mettre encore une majuscule) qui fait que ce passage de Claire vient comme en  écho à ton mail… Il y avait trop de jours que je n’avais pas posté. Ce livre est bien plus long en fait que je ne le croyais. Et j’ai hâte de terminer maintenant.
J’ai hésité à continuer… pour toi. Mais je l’ai fait… pour moi. J’en avais besoin.  Je ne sais pas si croire est une béquille, une illusion à laquelle je m’accroche. Je pense que je suis juste "programmée" pour; çà ne se contrôle pas. Puis j’ai pas envie de contrôler en plus… Pardon pour cet égoïsme.
Je t’embrasse. A deux mains…
 

être relié(s-e-es)

7 mars 2009
aujourd’hui je partage cette petite vidéo d’une humoriste découverte il y a 2 ans je crois (merci Pierre-Yves et Caroline!). Elle m’a rappelé dans ce sketch combien rester reliée (avec un "e" pour moi mais adaptez suivant le cas ) est important. Peu importe les mots échangés, le ton utilisé pourvu qu’il y ait entretien. J’ai trouvé intéressante cette approche pour évoquer… la prière oui bien sûr! Tendresse, colère, bavardage anodin… bref tout y est!
Tous les chemins mènent à Rome sans doute… à Dieu plus sûrement encore je pense moi !

dans les arbres

2 mars 2009
"Deuxième essai: l’Esprit féconde la vierge parfaite qui, elle, saura le rester. Il continue d’intervenir de manière ponctuelle (Marie-Elisabeth) jusqu’au moment où il descend et demeure en Jésus. Et à la mort de Jésus, il est remis, pour être soufflé sur les hommes quelques jours plus tard.
On peut supposer qu’entre les deux, il a été remis au Père_ je ne vois personne d’autre. Si il avait été remis aux hommes, il n’y aurait pas eu de Pentecôte.
 
Hypothèse: l’Esprit ne pouvait être soufflé sur les hommes de manière définitive tant que ceux-ci, prisonniers du mal, vivaient sous l’emprise de la mort.
Avant de nous sanctifier par l’Esprit, il fallait que "quelqu’un" nous rachète au mal, nous lave de la tâche originelle, nous délivre du pouvoir de la mort. Oui, c’est peut-être bien lié avant tout à cette idée de mort séparante, il est possible que ce soit avant tout avec la mort que le Christ est venu se colter, la mort, qu’il est venu combattre avant même le péché.
 
La mort était entrée par le péché, mais c’était la mort qui nous "interdisait" de recevoir l’Esprit.
Ce serait pour cela que seul le Christ pouvait nous racheter, seul le Fils de Dieu pouvait mourir pour affronter la mort dans son propre domaine, et la vaincre.
"Je déclare la guerre à la mort", aurait lancé le Verbe avant de prendre chair de Marie. Comme dans ce jeu que l’on jouait enfant. La mort a ricané, et l’a pris dans ses filets. Et elle s’est cassé les dents dessus; la lumière n’a pas été étouffée par la mort, les ténèbres ne l’ont pas saisie."
 
Je vais m’arrêter à cette phrase qui a beaucoup de sens pour moi.