Coucou

1 septembre 2012

Pourquoi cette page est-elle restée si longtemps muette… Je crois que sans doute la multiplicité aujourd’hui des moyens de communication a un effet « papillonage ». Je pose mes mots un peu ici, un peu là, aussi ailleurs. Aujourd’hui je prends conscience que du coup je ne me « pose » plus nulle part! Mes « cahiers de vie » manuscrits gisent au fond d’un placard, je ne fais plus de courriers (et quasi plus de courriel non plus)…

Heureusement Claire est toujours là! Reprendre ce matin le cahier dans lequel j’ai commencé à retranscrire le dernier tome de son témoignage (afin de rendre à sa propriétaire le livre généreusement prêté) a éveillé en moi un manque. Ce besoin de me poser , de calligraphier avec soin et plaisir le contenu de chaque jour, évènements qui composent ma vie; et de composer ainsi la bibliothèque intérieure dans laquelle puiser pour étudier un parcours, pour ne pas me perdre. J’aime écrire, réfléchir aux bons mots à utiliser, aux accords, à l’orthographe, la conjugaison. Exercice qui m’apaise. Exercice qui m’aide à ne pas sombrer parfois, à ne pas m’obstiner dans des idées fausses. Mes erreurs par écrit me sautent aux yeux, les beautés de la vie s’animent sur les pages. Bref, je crois que je vais revenir au classique stylo bille. Et peut-être ici aussi, mon clavier sur ce blog devient comme un ami qui traduit mes pensées lorsqu’elles s’emmêlent un peu. Il évite les tâches sur le papier… il animent les feux d’artifice de joie.

Alors… coucou me revoilou!


Une journée ordinaire

30 mars 2012

Ou peut-être pas… Difficile de bon matin de dire « une journée ordinaire ». Impossible d’en prévoir les évènements. Quels en seront les « extra »? Alors il est juste temps de s’émerveiller sur le jour, le soleil, les petits oiseaux, les fleurs qui commencent à étaler leur beauté et s’ouvrir nous aussi à la vie puis… attendre que le bon, le bien ou peut-être le mauvais, le mal prennent possession des heures à venir et transforment cette journée « ordinaire » en quelque chose d’extra-ordinaire!


à méditer

29 mars 2012

Quelques citations aujourd’hui. Quelques paroles qui ont « tilté » et que j’ai envie de partager avec vous. Manière de reprendre un peu contact… Geneviève si vous passez encore par ici, je vous embrasse! 🙂

« La valeur ne dépend pas de la religion, mais de l’amour qui nous fait considérer l’autre comme un frère » L’inévitable soeur Emmanuelle.

Puis aussi « Ne priez pas pour être protégé des dangers mais pour pouvoir les affronter » là, il vaut mieu l’écrire que le dire: Rabindranath Tagore.

Pour terminer « Oeil pour oeil et le monde finira aveugle » ce cher Gandhi.

Pas de commentaires de ma part, à vous de les digérer à votre façon!


A la demande générale

20 mars 2012

Il parait que je vous manque.

Enfin… perso je pense que peu, sinon personne,  passent  encore par ici. Il y a bien, de loin en loin, quelques commentaires qui apparaissent sur tel ou tel article ancien, mais je ne crois pas que ce soit significatif de grand intérêt pour ce blog.

En fait, retranscrire le livre de Claire m’a en quelque sorte vidée de toute parole. Peut-on rajouter quelque chose après?…

Mais allez, je veux bien me secouer un peu. Puis écrire ici  » c’est un peu comme une thérapie libératrice » m’a-t-on dit une fois. Mes peines mais aussi mes joies ont souvent été il est vrai posées là. Pourquoi ne pas ré-essayer alors? Sans conviction quand même je dois avouer.

Alors par quoi commencer ce matin?…

Non, je ne vais pas parler de moi, ni de ma vie. Ce sont des évènements, des sentiments que je n’ai pas envie de confier en ce moment.

Je préfère regarder autour de moi, dans notre monde. Je vais donc arrêter mon regard sur ces atrocités que nous venons de vivre: ces enfants sur le chemin du retour de belles vacances à la neige et qui ont laissés leur vie dans un tunnel là-bas en Suisse, ces soldats et élèves d’une école sauvagement abattus par un dément pas si loin de moi, et je répète alors inlassablement la phrase qui concluait un mail que je viens d’envoyer aux servants de mon diocèse et qui titrait la » retraite dans la ville » ce matin:  « Confiance, c’est moi. N’ayez pas peur! » (Matthieu, 14.27). Ces drames sont terribles,  si ceux qui ont été personnellement touchés ont eu comme premier réflexe de se tourner vers Dieu c’est peut-être la Parole que le Père leur a murmuré dans sa tendresse pour leur dire qu’il a bien accueilli  ceux qu’ils aimaient dans ses bras? Mais cette peur dévastatrice épargnera-t-elle maintenant les abords des casernes et autres écoles? Une minute de silence effacera-t-elle le traumatisme commun? Je ne sais pas. Mais cette union qui se crée autour d’un drame ne serait-elle pas une réponse? Vaincre la peur en étant solidaires… ensemble on est plus fort. D’ailleurs le « Nayez plus peur » est bien un pluriel, non?

Alors je reste en comme-union de prière…. je n’ai plus peur Seigneur. Il a fallu beaucoup de temps pour que je mette une barrière à ce sentiment qui sclérose et tue à son tour. C’est devenu toujours aujourd’hui: à la grâce de Dieu. Et enfin je ne manque plus aucun rayon de soleil qui réchauffe dans le grand froid. Même si la vie n’est pas « un long fleuve tranquille ». Bon voilà que je recommence à parler « moi » un peu trop donc stop.

Confus? Ah ben faudra vous contenter pour aujourd’hui!


L’ouvrier de la dernière heure…

18 septembre 2011

Dans un texte d’Evangile souvent nous avons tendance à nous identifier à l’un ou l’autre des personnages évoqués. Pendant l’homélie de notre prêtre ce matin, qui nous dépeignait les ouvriers levés et embauchés les premiers: orgueilleux, jaloux, médisants, une prière est née en moi:

« Seigneur, je peux aussi bien être cette pharisienne qui  vomit le latin qu’elle entend et prétend que ce qu’elle aime est mieux,  comme la pécheresse qui toujours espère Ton pardon en salaire et hésite à s’avancer pour la communion.

Accepte mon inconstance, et que Ta bonté au-dessus de toute bonté pose son regard plein de bienveillance sur moi et sur toute l’humanité…  incapables que nous sommes à saisir la grandeur de ta miséricorde aimante tant elle n’est pas de ce monde. »

C’est vrai tantôt l’ouvrier de la première heure, le fils ainé; tantôt le dernier embauché, le fils indigne, face à Dieu le Père prodigue… car c’est bien Lui qui est prodigue comme le dit ce très beau texte entendu à Lourdes…

Voilà, j’avais juste envie de vous partager un peu de ce « Pain » dominical!


14 septembre 2011

Il y a six ans une Pervenche a poussé dans le jardin de ma vie. Cette année des colchiques ont illuminé la douceur de notre pélerinage. Lourdes étincelait sous le soleil. Marie a toujours protégé notre amitié… Merci.


Surprise! C’est moi!

19 août 2011

Oui, je viens de réaliser que j’avais un blog et que je l’ai vraiment délaissé. Mais me revoici. Des nouvelles? Plus tard. Tellement de choses à raconter qu’il me faudra plus de temps que je n’en dispose à l’instant. Donc juste un partage, une réflexion qui s’est fait jour dernièrement.

Prier le « Notre Père… ». Pas toujours facile. Souvent routinier. Pourtant j’aime cette prière et souvent je me laisse emportée par le sens de ses mots, de ses phrases, de ses demandes. Quand j’étais enfant, la prière s’achevait sur « … Délivre-nous du mal ». Aujourd’hui, souvent on rajoute: « car c’est à toi qu’appartient le règne, la puissance et la gloire ». Une phrase qui est restée assez opaque jusqu’à maintenant. Que j’ai « mâchée », « ruminée » sans arriver à la digérer vraiment pendant des années. Mais çà y est! Je l’ai enfin apprivoisée cette phrase! Je l’ai juste un peu transformée. Elle est devenue:  « C’est à toi qu’appartient le règne… d’amour, la puissance… d’amour, et la gloire… d’amour! ». Pour moi çà change tout et çà prend vraiment du sens!