Une petite branche dans la brouette?

"Samedi 6 mars.
Je continue à vider ma brouette: il y a en moi le besoin d’accuser l’autre, de le charger. J’aurais dans un procès fait un très bon témoin à charge, n’omettant aucun détail dans la liste des exactions de l’accusé.
Savoir l’autre plus mauvais que moi me rassure.
 
Ce matin, j’ai le courage de creuser ce point que j’ai toujours laissé sous le tapis, tellement il me fait honte, et je sentais d’horribles monstres cachés dedans.
En fait, je découvre que la vérité regardée en face est moins terrible que ce que ma crainte me soufflait.
C’est encore lié au rejet, à la crainte d’être abandonnée. J’ai peur d’être supplantée dans le coeur de Dieu par autrui, j’ai peur qu’il me préfère l’autre, comme j’ai eu peur au moment de la naissance de mon frère qu’il "prenne ma place" dans le coeur de mon père, parce que c’était un garçon, parce qu’il était nouveau.
Manque de confiance en l’autre.
Manque de confiance en moi, aussi.
 
Il y a profondement ancré en moi l’idée que si l’autre cesse de me regarder, je meurs, je disparais, je n’existe plus.
Si je réfléchis un peu, je comprends que c’est vrai, mais uniquement quand il s’agit de Dieu. Il est la seule force dont dépend ma vie.
Le regard des autres, des autres hommes, peut me blesser, me faire du mal, mais pas me détruire.
Cesser de tant craindre d’être rejetée, oubliée par les hommes, puisque le seul qui a sur moi le pouvoir de vie ou de mort est aussi celui qui ne cessera jamais de me regarder ou de m’aimer.
Je dois renoncer aux oeuvres que le séparateur opère en moi. Cesser de faire preuve d’une telle complaisance envers ces idées pourries qu’il distille en moi. Cesser de me cramponner à ces traits peu reluisants de mon caractère, de mon conditionnement lié à l’enfance, laisser le Christ faire le ménage avec sa pelle à vanner.
Consciente de mon incapacité à me changer moi-même,  je m’en remets à toi, je me confie à toi.."
 
Bien. LE 6 mars c’était mon anniversaire. C’est encore plus fort "moi" ce passage du coup.
Il me parle profondément…"C’est encore lié au rejet, à la crainte d’être abandonnée".  Une histoire d’amitié que je croyais éternelle. 
Il me donne une réponse pour faire face: "Cesser de tant craindre d’être rejetée, oubliée par les hommes, puisque le seul qui a sur moi le pouvoir de vie ou de mort est aussi celui qui ne cessera jamais de me regarder ou de m’aimer". J’avais juste perdu de vue qu’il n’y a qu’un seul Amour qui ne finit jamais.
 
Oublier…non, juste… retrouver le sourire quand je pense à elle. 
Et rendre grâce d’avoir partager cette portion de chemin.
 

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