L’arbre qui marchait sur la tête

22 février 2010
Tiens aujourd’hui les dates concordent… Je m’interdis en principe de relire avant de déposer ici les réflexions de Claire…  Pourtant j’ai laissé emporter mon regard dans le premier paragraphe… et je résiste au flot, je m’en arrache, car selon ce qui va suivre…
 Alors je prend une inspiration ici, pour expliquer pourquoi je risque de retenir mon souffle ensuite…
 
"Mercredi 22 février.
De nouveau je suis confrontée au fait que quand il y a une rupture dans mon rythme habituel, un contre-temps dans le rite de la journée, je me laisse entamer le moral.
Quand parviendrai-je à être dans la réalité, à croire en la présence constante de l’esprit de Dieu en moi? Plus qu’à le croire, le savoir, le vivre. La vivre, cette présence, la laisser vivre.
 
Laisser entrer, me laisser pénétrer par l’Esprit le plus profondément possible. Avoir le plus possible le coeur en forme de oui. Recevoir et en même temps, dans le même mouvement, accepter, faire mien, agir avec.
Recevoir les influx, les inspirations, le long chuchotement de l’Esprit, et le laisser vivre, grandir.
Toujours cette idée maîtresse de l’incontournable participation.
Etre avec, faire avec, accomplir, être à la fois dans l’abandon et dans l’accueil, dans l’écoute et dans le mouvement. C’est vraiment comme dans une danse, l’Esprit donne le tempo, marque le temps, moi je suis le mouvement mais c’est mon état d’esprit, et ma façon d’être avec, de suivre, d’accompagner en restant ce que je suis, en apportant ce que je suis, qui va donner à la danse sa véritable raison d’être.
Si je me laisse embarquer comme un sac de papates, le résultat ne sera pas terrible, on va tout le temps se marcher sur les pieds. Quand on regarde un couple de très bons danseurs évoluer sur une piste, on ne voit pas qui dirige, on voit deux personnes qui se déplacent dans un mouvement, dans un même élan, on est charmé par leur accord parfait, et c’est de cet accord parfait que naît la beauté et la grâce.
J’ai toujours cette impression idiote que je vais être mutilée de quelque chose si je me laisse convertir complètement, si je lâche prise. Dieu ne m’a pas "détachée" de lui et offert le libre arbitre pour ensuite vouloir m’ôter tout ce qui fait ma personnalité…
 
Le mystère de Dieu, c’est que je n’aurai jamais fini de découvrir, d’approcher, de comprendre. Parce qu’en fait, ce n’est pas tant sa façon d’agir que son essence même qui est mystérieuse. donc, plus je me rapproche de son essence, et comme cette nature est par nature mystérieuse, me voilà toute éberluée.
Plus Dieu se donne, et plus il échappe.
A quoi échappe-t-il, en fait? A notre intelligence humaine, à notre conception humaine.
A notre conception humaine du bien et du mal.
 
La volonté de Dieu n’est pas de se cacher mais d’être reconnu en moi."
 
Tant de ces réflexions me parlent… des conseils presque des réponses à puiser, à adapter … mais pardon, en ce temps de car-aime, si je ne partage pas.