« L’arbre qui marchait sur la tête »… encore un petit bout

9 février 2010
"Mercredi 15 février.
Au fond de mon coeur profond est la paix que me donne inlassablement le Christ, au fond de mon nouveau coeur profond, ce coeur de chair donné par Dieu pour remplacer mon coeur de pierre, ce coeur dans lequel il a écrit sa loi, inscrit sa parole.
Ce coeur sur lequel le Christ écrit avec son doigt la parole qui me sauve.
Il faut que j’apprenne cela avec tout mon être, que j’apprenne à déchiffrer ce que le Christ écrit, à me laisser convertir par sa parole, à être dans la réalité de Dieu.
La priorité des priorité, c’est la foi, le développement de ma foi. Il faut que je change constamment de mode, que je quitte le mode monde pour passer en mode Dieu, que je devienne indifférente aux vaguelettes de la surface, que je me laisse couler sans cesse dans la paix, dans la parole, que je coule en moi-même comme on coule dans un bain de vie bien veillante et bien pensante, que je lâche prise, que je m’abandonne à cette force de conversion, de transfiguration, de sanctification qui travaille en moi.
 
Même le dimanche…"
 
S’abandonner à la force de conversion de la parole, se noyer dans l’eau vive… Je lis ce texte ce soir en "mode monde" parce que j’y reconnais des bribes de ce que j’ai tenté d’exprimer à une amie aujourd’hui. Même si cette conversation est assez loin de ce dont parle Claire. Sans doute parce que notre échange résonne et raisonne encore en moi en ce moment. Notre échange avait pour sujet la réponse qu’il faut donner au don de Dieu. Déjà ce verbe "falloir" me gène moi…  Nous n’étions pas d’accord, mon amie défendait l’idée , en résumé bien sûr, qu’on ne peut offrir l’accès aux sacrements sans être sûr que ce n’est pas en vain. Alors que j’estime que quand on fait don à quelqu’un on ne lui demande pas d’abord ce qu’il va faire du présent reçu. Je pense que la foi du charbonnier n’était pas réfléchie, mais elle s’apppelait foi aussi… et qui peut affirmer qu’elle n’a pas le même regard d’amour de Dieu que la foi de celui qui va "prouver" sa "bonne" foi? Je sais, apparemment pas tellement de lien avec cet extrait je vous avez prévenu. Mais pourtant… le pouvoir de conversion de la parole certes mais aussi l’idée du don d’Amour gratuit sans se permettre de juger qui peut et qui ne peut pas… bref, c’est ce qui occupe mon esprit ce soir et je vous le livre tel quel comme toujours.