"Mercredi 8 février.
Ouvrir le coeur et garder le coeur ouvert.
Il faut prendre l’autre  – son frère –  comme il est, et l’aimer comme il est.
Et moi aussi, me prendre comme je suis et m’aimer comme je suis.
 
Ca me semble brusquement d’une parfaite évidence! L’autre est ce qu’il est, et moi pareil itou.
Inutile de perdre son temps, de gaspiller son énergie à vouloir perfectibler tout cela.
Lui et moi, on est pareils dans ce sens qu’on est de foutus pécheurs. Et pourtant, Dieu nous aime comme on est. Cesser d’être plus exigeant que Dieu!
 
Je travaille aussi sur cette façon qu’ont les idées de s’enchainer dans ma tête, sans cesse, et sur les pensées vagabondes. Je sens confusément que ma façon de les combattre, d’essayer de les maitriser, les diriger, les supprimer, cet effort que je fais pour passer outre, diriger de force mon esprit vers autre chose ne sont pas justes.
Cet aprèm, je pense: entrer dedans, aller au fond de l’idée, ouvrir la porte.
L’idée est que dans l’idée, dans l’énergie de la pensée, il y a un noyau qui s’ouvre sur la pensée divine.
 
Plus j’avance immobile, plus je crois qu’on peut effectivement être toujours reliée, même en faisant son marché, en bouquinant un magazine."
 
Je suis moi-même persuadée que plus je me force à "vouloir chasser le naturel, et plus il revient au galop"… Que ce n’est pas quand je veux forcer mon esprit au dialogue que je ne monologue pas… Je me sens moi-même reliée "en continu" quoi que je fasse. Je crois très fort que les quelques paroles qui me viennent au coeur quand je fais ma vaisselle, quand je tape sur mon clavier, quand je roule en voiture, parfois même au beau milieu d’un film pourtant passionnant, oui ce sont ces mots là que je ressens parfois comme les plus "vrais", habités, entendus.

One Response to

  1. Geneviève dit :

    Bonjour, Je suis en train de relire les textes de Claire que vous avez déjà publiés et j\’ai remarqué une chose : contrairement aux "Brebis dans les arbres", on ne trouve plus du tout mention de l\’abbaye de Sénanque où Claire semblait puiser des forces. Avait-elle coupé les ponts ?

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :