J’aime pas ce passage!

2 octobre 2009
"Jeudi 19 janvier.
Il y a toujours cette porte fermée en moi, ce déclic qui ne s’est pas fait. Je n’entre pas dans la volonté de Dieu.
Seigneur aide-moi à trouver ma source en toi.

Rêve lié à la sexualité. En me réveillant, cette idée: c’est là qu’est le nœud, le blocage énergétique. J’ai bloqué mon énergie au niveau du sexe.
Je repense à toute ces années où je me suis battue contre mes désirs, entre dix-onze ans et dix huit ans. L’éveil de la séxualité, qui s’est si mal passé; ce refus du désir, cette impression d’être habitée par une puissance étrangère et hostile, ces sentiments tous plus négatifs les uns que les autres: honte, mépris, culpabilité, peur.
Oui, je pense que j’ai très mal vécu de sentir s’éveiller en moi, de façon que je trouvais aigüe et exigeante, obsédante, cette force bestiale. Il me semblait que j’étais la proie de la bête, et je lui ai cédé avec de plus en plus de répugnance, jusqu’à ce que j’ai enfin réussi à éteindre l’incendie, c’est à dire à me couper de tous mes désirs sexuels, au point de ne plus jamais ensuite être capable d’en ressentir pour autrui, et de passer ma vie dans une frigidité pas très épanouissante.

Et l’énergie que j’ai refusé de laisser s’exprimer s’est retournée contre moi, et j’ai commencé à me détruire par là où je ne pouvais accepter d’être "heureuse". Tout le bas-ventre est atteint, c’est là que mes énergies sont bloquées.
En fait, j’ai une extra-ordinaire énergie, si j’arrivais à envoyer – ou à laisser passer – l’ordre de libération, ma vie serait complètement transformée.
Il faut que j’arrive à dénouer le noeud, à cesser de craindre mes désirs. Que je me débarrasse de cette idée qu’il y a un monstre tapi en moi, prêt à prendre le pouvoir pour me transformer en obsédée sexuelle.
Il faut que j’arrive à me réconcilier avec moi-même, à m’unifier, au lieu d’être en permanence le théâtre d’affrontements plus ou moins sournois, larvés, inconscients, que je prenne possession de moi-même, que je sois intégralement et complètement moi-même.

Assise au soleil sur un banc de pierre, face à la vue, je me dis qu’en fait on a tous le désir d’aimer inscrit très profondément au fond de nous. Mais il y a aussi la tentation de refuser cet amour.
Plus le désir d’aimer est grand, plus les obstacles entre l’amour et moi sont importants.
Cela, je le sens bien.
Je sens maintenant de façon presque palpable le désir d’aimer Dieu, moi-même et les autres. Et je vois de plus en plus clairement les barrières qui se dressent dans mon âme pour m’empêcher d’aimer en paix.
Les barrières entre ma volonté d’aimer Dieu sont plus hautes que la tour de Babel avant sa chute, juste après il y a celles m’empêchant de me réconcilier avec moi-même pour parvenir à l’unité, et ensuite tous les murs et murets que je mets entre les autres et moi.
La force de ma résistance m’indique avec une grande justesse la puissance de l’amour qui attend en moi de pouvoir s’exprimer.

Confiance dans le travail de l’Esprit. Le désir d’amour doit être plus fort au fond que toutes mes petites manoeuvres pour l’étouffer, que toutes mes ruses lamentables et mes plans à la noix de coco. Et ce pour une raison simple et im-pa-ra-ble: parce que ce désir d’aimer a été mis dans mon coeur par mon créateur, et que en moi son esprit sans cesse me pousse à le laisser s’épanouir.
Parce que quand j’aime, je suis dans la volonté du Père, et quand je fais de l’obstruction, de la rétention d’amour, je suis sous l’emprise de la chair, des forces obscures qui m’habitent… et dont le Christ m’a délivrée."

Que rajouter… mon petit grain de sel du jour… alors je dirais… quoi… pfftt… pas très inspirée je dois avouer, mais bon disons simplement que je me sens très loin et très proche à la fois de Claire ce soir. Proche si je me place sur le versant spirituel, loin si je considère le côté "charnel"…