Allez… on retrouve Claire

"Mardi 17 janvier.
Quitter le monde des émotions pour entrer dans le monde de l’intuition.

Moi la miso en chef qui vis entourée de copains, qui n’ai pas une seule amie d’enfance, de lycée, de fac, me voilà, une fois de plus par le fait de Dieu, dans la prise de conscience que je suis une femme, et qu’il est temps pour moi de cesser de dire: elles, les femmes  (sous-entendu les bonnes femmes), mais de passer à: nous les femmes.

Nous les femmes, créées parce que Adam ne pouvait vivre sans nous.
Nous les femmes sans qui la vie ne se transmettrait pas.
Nous les femmes, autant moitiés de l’homme qu’ils sont moitiés de nous, appelées à être un jour réintégrées à nos moitiés pour ne former qu’un seul corps.

Nous les femmes, dont le rôle est peut-être plus discret, moins voyant, plus subtil que celui des hommes, mais sans lesquelles rien ne serait.

Quand Marie, aux noces de Cana, dit: "faites ce qu’il vous dira de faire", elle lance le mouvement.
On n’est pas celle qui fait, mais celle qui dit de faire.
L’homme trouve sa place dans notre parole.
Nous sommes le moteur, ce qui pousse l’homme à faire, à avancer.
Et Marie ne parle pas seulement aux hommes, elle parle à Dieu. Ils n’ont plus de vin…
"Que me veux-tu, femme? Mon heure n’est pas encore arrivée."
La réaction pour le moins cavalière de son fils ne la dérange pas un caramel. Se confond-elle en excuse, se dit-elle qu’elle a été trop loin? Non, elle persiste et signe en se tournant vers les hommes: faites ce qu’il vous dira de faire.
Elle ne prend pas la place de son Fils, elle n’usurpe pas son autorité. Mais elle le place en face de ses responsabilités.
Les hommes vont faire ce que Lui dira de faire.
Elle lance les deux énergies, les deux "faire" celui des hommes, celui du Fils.
FAITES.
C’est Marie qui a décidé à quel moment le Christ doit faire son premier signe. C’est quand même une idée incroyable, non? Le Christ attend son heure et elle lui dit: n’attends plus, ton heure est venue, montre aux hommes qui tu es.
De la même façon que dans le Temple, quelques 18 ans plus tôt, elle lui avait dit, par son inquiétude, que ce n’était pas le moment, cette fois elle met le feu aux poudres. Et le Fils obtempère.
Comment le sait-elle? Comment sait-elle que c’était trop tôt au Temple, et juste bien à Cana?"

Marie… silencieuse mais déterminée. Marie… soumise mais volontaire. Marie… agissante et priante.
Me revient, après avoir tapé ce passage, l’envie de retrouver Marie telle que l’a imaginée Marek Halter dans son ouvrage, cette Marie qui m’avait dérangée, déconcertée, mais contre toute attente séduite.
Une Marie si différente de celle que l’on a l’habitude de concevoir. Je la retrouve un peu dans cette réflexion de Claire. Je vais relire ce livre!
 

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