Allez, allez, on avance…

"Jeudi 12 janvier.
Ce matin, tout avait pourtant l’air normal, je planchais tranquillement sur cette notion qu’il fallait que je cesse de vivre par, pour et en moi seule, et soudain m’est tombé dessus: "ce n’est plus moi qui vis c’est le Christ qui vit en nous" — le "nous" étant moi et les autres. Le Christ est en chacun de nous, mais vit dans la relation à l’autre.
Je suis donc responsable de la " qualité de vie" du Christ.
Dieu m’aime comme je suis, mais il trouve sa vie dans ma relation à l’autre.

Il va me falloir pas mal de temps pour laisser descendre l’info à travers mes couches, pour véritablement la comprendre et la vivre. Elle induit une énorme notion d’engagement et de responsabilité, et touche une fois de plus un domaine où je suis loin d’être à l’aise. La relation à l’autre est sans doute mon point le plus faible, puisque je ne sais pas aimer. J’ai toujours par rapport à l’autre un réflexe de peur, de rejet, de repli sur moi-même. "Laissez moi tranquille, qu’est-ce que vous me voulez, c’est non de toutes façons".

Il faut vraiment que mon cœur se convertisse en profondeur, et en surface.
Je vois bien que je tourne en rond autour des mêmes blocages: peur d’aimer, peur de l’autre, égoïsme,orgueil, jalousies, crise de doute, la liste est bien définie, à la fois longue et courte , et c’est toujours les mêmes éléments qui se présentent à mon esprit: "non, je ne veux pas, t’es qu’une merde, tout pour moi rien pour les autres". Maintenant je crois qu’il faut que je les laisse sortir de moi, sans culpabiliser ni en faire à chaque fois un drame, en espérant que le passage à la lumière les rendra à chaque fois un peu moins virulents.
Toujours s’en remettre à autrui — au divin autrui, qui est un autre moi.

Toujours marcher à contre sens, nager à contre courant. Il y a quelque chose du saumon sous ma toison laineuse de brebis. Je remonte les fleuves pour revenir là où j’ai été créée, pro-créée, pour retourner à la source originelle, quel que soit l’effort à fournir.
Retourner d’où je viens en nageant à contre-courant, c’est vraiment l’idée du Christianisme. On ne peut rien faire comme tout le monde. Parce qu’on n’est pas du monde."

Claire dit: "La relation à l’autre est sans doute mon point le plus faible puisque je ne sais pas aimer". En fait c’est quoi "aimer"? Qui peut vraiment savoir la saveur exacte de ce mot? Ce que moi j’appelle "amour" est-ce la même chose que toi tu appelles "amour"? J’aime… oui, mais de "mon" amour. Puisque je ne sais pas le goût qu’a le tien… Tu me suis? Vous me suivez? Je suis un peu tordue pour me poser de telles questions? ? Oui, çà je sais…
 

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