Je continue

10 septembre 2009
"Oui, plus çà va, plus je sens qu’effectivement tout est parti de là. Dieu nous protégeait du bien et du mal, planté à côté de l’arbre de vie, en attendant qu’on soit capable de faire le bon choix.
Mais le sera-t-on un jour?
Je crois qu’à ce niveau-là, on n’a pas beaucoup progressé malgré un bing-bang et quelques milliards d’années. On veut toujours distinguer le mal et le bien. Et on a tous un avis différent sur la question.
Des tas de choses ont l’air bonnes alors qu’elles sont mauvaises, d’autres sont bonnes pour moi et mauvaises pour mon voisin. Même si on est plein de bonne volonté, de bonté et de sainteté, on finira toujours par se planter.
Il faut qu’on admette l’idée qu’on est incapable de différencier sans se tromper le bien et le mal.
Il faut qu’on accepte de laisser cela à Dieu.
Ne pas juger ni soi-même ni les autres, cela revient à refuser de montrer le mal du doigt. D’abord parce qu’il est aussi en moi, ensuite parce que ce n’est pas à moi de faire la police.
Pourtant, si on y réfléchit un peu, comme la vie deviendrait meilleure pour l’humanité entière si on cessait de vouloir faire nous même le distinguo, si on s’en remettait à Dieu!
"Le Seigneur connait le chemin des justes, mais le chemin des méchants se perdra."
C’est la conclusion du psaume 1.

Je suis responsable de mon oui.
Après, je laisse à Dieu la responsabilité de me protéger et de me mener au salut."

Responsable de mon oui? Mais je n’ai pas dit oui… même si je n’ai pas dit non non plus. Justement Seigneur à toi la responsabilité de me mener au salut… C’est toi qui répondra… quand tu le jugeras opportun sans doute.
(Énigme pour certain, cette réflexion est toute personnelle; pardon de ne pas vous la décrypter)


On continue

10 septembre 2009
"Ce matin, je me réveille avec cette idée dans la tête: je ne m’appartiens plus.
C’est du solidement planté, du vissé dans le crâne. Il n’y a aucun mouvement de révolte, ou de contestation. Ce serait plutôt de l’ordre de la constatation.
– Tiens, c’est vrai, je ne m’appartiens plus.
"Seigneur, je ne m’appartiens plus, je m’abandonne entre tes mains; tiens-moi bien, ne me laisse pas tomber, je suis si fragile…

Seigneur, prends soin de moi, puisque je suis à toi.
tu es responsable de moi, en me mettant au monde tu t’es engagé à faire mon bonheur et mon salut.
Je t’en prie aide-moi à devenir chaque jour un peu plus consciente de ton amour, de ton désir de me voir heureuse.
Tout à coup, il me semble — c’est une idée pas très assurée, presque furtive — que la foi est une voie d’accès, un chemin qui va du Père à moi; c’est par ma foi qu’il agit, c’est sur ma foi qu’il s’appuie pour me convertir. Ma foi serait ce qui rend les choses possibles entre le Père et moi.
Plus ma foi est grande, plus le travail est efficace.
Donc, une fois de plus: laisser ma foi se développer sans entrave.

Ton amour Seigneur, est plus fort que mes blessures,
ta paix, plus profonde que mes agitations,
ta joie plus puissante que tous mes désespoirs,
ta patience plus constante que mes hésitations,
ta volonté plus séduisante que mes doutes,
ta vérité plus merveilleuse que mes mensonges.

Et me voilà repartie dans la Genèse, création de l’homme et de la femme. Au début, l’homme et la femme ne sont qu’une seule chair, ils sont tous les deux "Adam-le-Glaiseux".
Première séparation: Dieu crée.
Ensuite, Ève est tirée d’Adam, "pour le coup", s’écrie celui-ci, "c’est la chair de ma chair!"
Deuxième séparation: Adam et Ève sont deux. Avec Dieu, çà fait trois. Cinq en comptant bien.
Et çà ne s’arrête pas là. Après, il y a Caïn et Abel. Cahin et caha. Comme les deux visages de l’humanité, les deux forces qui sont en nous. Le bien et le mal.
Dieu aime le bon Abel, mais il aime aussi l’orgueilleux Caïn, qui tire la tronche parce que son frère est le chouchou. Dieu le prévient: attention Caïn, tu es sur une mauvaise pente! "Le péché n’est-il pas à ta porte, comme une bête qui te convoite?"
Reprends-toi?"
Toujours la vigilance de Dieu, son désir de sauver l’homme.
– Attention Caïn! Tu vas droit dans les embêtements!
Caïn n’écoute pas. Il est devenu sourd comme un jaloux, et entraine Abel dehors pour l’égorger.

En moi, le mal cherche à tuer le bien. Les deux ne peuvent pas cohabiter, le mal ne supporte pas la cohabitation avec le bien. La vocation du mal est de détruire, et sa cible numéro un  est son opposé contraire le bien.
Il faut que l’un d’eux l’emporte. Dur, alors que le bien est doux, calculateur alors que le bien est confiant, agressif alors que le bien est désarmé, puissant alors que le bien semble si faible, le mal a la partie belle, et apparemment il gagne à tous les coups.

Je relie tout cela à l’arbre de la connaissance du bien et du mal, planté à côté de l’arbre de vie."