Je vais essayer de poursuivre sans trop flâner. Nous en sommes seulement à la page 76 et… il y en a 194!!

23 août 2009
"Il plante le cep, il envoie le jardinier, il taille les sarments morts, mais c’est moi qui produis la grappe de raisin.
Si je refuse de laisser pousser le fruit, personne, pas même Dieu tout puissant, ne pourra m’obliger à le faire.
Je crois que cette idée est assez proche de la réalité_ de ce qu’est notre véritable rapport. Je ne suis pas la flûte de bois mort dans lequel il souffre (sic!), je suis l’arbre et le cep planté de ses mains, le champ semé par ses soins.
Ma responsabilité est de laisser l’obscur travail de la vie se faire en moi, de laisser l’invisible féconder sans cesse mon sol afin qu’il devienne productif. Il faut que, quand le jardinier tend la main, même en plein hiver, la figue mûre y tombe d’elle-même, se détachant de l’arbre avec facilité. Comme si au moment venu, son poids l’entrainait vers la main tendue.
Ensuite le jardinier offre au créateur la figue, qui la mange avec joie.
Et la joie de tous est complète:
Celle du figuier qui a accompli ce pour quoi il était créé: il a donné son fruit.
Celle du Fils-jardinier qui a accompli sa mission: il a aidé l’arbre à grandir et à prospérer. Il a pris grand soin de lui, l’a habillé de paille quand il faisait trop froid, l’a arrosé quand il faisait trop sec, a taillé ses branches quand elles étaient mortes ou inutiles; il a veillé au pied de cet arbre avec patience et amour, il a vraiment aimé ce figuier, il lui a parlé pour réjouir son coeur, et finalement il a tendu la main et le fruit est venu dedans tout naturellement.
Et en point d’orgue, la joie du Père, qui trouve bon de manger le fruit de l’arbre qu’il a lui-même créé."
Mon commentaire pour cet extrait est… que je n’ ai rien à ajouter. Parce que tous les mots d’un livre ne nous touche pas de la même façon. Parce qu’à la différence d’Isabelle je ne suis pas terrible en explication de texte. Et que dire pour dire n’est pas dans ma nature. "Je ne refuse pas de laisser pousser du fruit, personne pas même Dieu, ne peut m’obliger à le faire". Surtout pas Dieu qui attend tout de nous sauf qu’on se sente obligé. Une histoire de libre arbitre je crois…