il marche toujours sur la tête! :-))

"Ce matin, la solution me parait évidente:
il faut que je laisse le Père redevenir la source unique, originelle et originale de mes pensées.
Comme çà, je n’aurais plus de problème d’ego mal embouché.
Si Dieu le Père supprime en moi tout ce qui n’est pas de lui,
 je vivrais en paix et en harmonie avec moi-même et avec le monde entier.
Je veux redevenir le fruit de la pensée du Père,
je veux redevenir le raisin de sa vigne,
je veux redevenir l’enfant parfait et sage, obéissant et intelligent que je n’ai jamais été.
Je suis fatiguée de lutter pied à pied contre celui qui me veut du bien,
j’en ai marre d’être exactement dans la même logique de dingue que Jacob
 luttant contre son créateur, qui ne peut le contraindre sans le briser.
çà fait des milliers d’années que çà dure!
Quand est-ce que çà va s’arrêter mon petit jeu stupide!
Le Christ est venu briser l’engrenage infernal où l’homme s’épuisait depuis des millénaires.
Et je suis toujours, aujourd’hui même,
alors que la pendule du centre Beaubourg égrène depuis un bon paquets de temps les secondes qui nous séparent de l’an 2000,
je suis toujours à l’image de Jacob, j’en suis toujours exactement au même point que Jacob.
Misère de moi!
Voilà sans doute d’où me vient cette sensation d’absurdité qui m’a pris cet aprèm’. C’est moi qui suis absurde en fait.
Je ne sais pas reconnaitre où est mon bien, je ne sais pas me laisser bénir et aimer.

Je veux devenir cet enfant, ce bébé qui dort dans la main de son Père, si petit et si confiant, d’un sommeil doux et si paisible,
les bras pendants de chaque côté des bras du père, petite poupée de chiffon,
la tête reposant dans cette grande main, la main de ce père dont on ne voit pas le visage,
où dort cet enfant serein qui se sent complètement en sécurité;
il ne peut pas savoir ce bébé à quel point je l’envie,
et comme je voudrais parfois être lui."

Voici un des passages qui me rend si proche de Claire…
"Aussi stupide que Jacob… Je ne sais pas me laisser bénir et aimer…"
Un de ces passages qui font résonner en moi cette prière que j’affectionne tant:
"Mon Père je m’abandonne à toi, fais de moi ce qu’il te plaira…"
Voilà aussi sans doute l’origine de la force de nos "à deux mains", n’est-ce pas?

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