"Alors – et alors seulement- les portes de l’enfer étant brisées, l’Esprit a pu être "redonné" aux hommes.
Moment d’ivresse raconté dans les Actes (2).
C’est peut-être pour cela que nous sommes aujourd’hui capables potentiellement
de plus grandes merveilles que le Christ lui-même:
pour la première fois de l’histoire de l’homme, nous sommes porteurs de vie éternelle, hôte de la Trinité au complet.
 
Retour à la case: Fils séparé du Père en moi (cf. des brebis dans les arbres).
Si rien de tout cela ne se manifeste de manière très concrète aujourd’hui (ouvrez la télé à l’heure des infos),
 c’est qu’il reste cette ombre, ce voile dans mon coeur.
Vaincu, le mal a sauvé les apparences, gardé sa tête de mort.
Parce que, justement, il a été vaincu dans le sang de l’innocent.
Nous avons été une fois de plus coupables de complicité,
nous avons livré le Christ au mal pour que la mort fasse son ouvrage.
 
Bon sang, c’est évident, cela ne pouvait pas être autrement.
Si nous avions laissé le Christ "mourir de sa belle mort" – c’est à dire si nous l’avions laissé en vie –
le mal aurait immédiatement perdu la partie.
Mais on a agi comme des barbares, on a levé la croix et planté les clous de notre propre main.
Dans le box des accusés, la mort peut apporter toutes les preuves:
c’est eux qui me l’ont donné. C’est eux les coupables, les responsables.
Que répondre à cela, à part: hélas, pauvre de nous!
Et nous sommes restés prisonniers des apparences,
pour ne pas avoir accepté de voir que le Fils de l’Homme était surtout celui de Dieu, malgré les apparences.
On est toujours prisonniers des apparences. On se fait toujours avoir par elles, jusqu’au trognon.
 
Heureusement que la miséricorde divine me protège
en m’empêchant de rentrer dans toute l’étendue de cette terrible vérité.
 
S’il laissait venir à ma conscience ce que cela veut dire, être une renieuse – tueuse de Dieu –
 sauvée par lui au prix de la croix, habitée aujourd’hui, ici et maintenant,
 de la Trinité, Père, Fils et Esprit, prêts à partager leur gloire avec moi,
et toujours prisonnière du mauvais et de la mort au point de ne rien sentir de cette présence divine en moi…
Mais je meurs dans l’instant de douleur et de honte, dans les plus grandes affres que l’on puisse imaginer!"
 
J’espère toi qui te reconnaitras si tu lis ce soir, que tu comprends que c’est seulement le "Hasard" (excuse-moi de mettre encore une majuscule) qui fait que ce passage de Claire vient comme en  écho à ton mail… Il y avait trop de jours que je n’avais pas posté. Ce livre est bien plus long en fait que je ne le croyais. Et j’ai hâte de terminer maintenant.
J’ai hésité à continuer… pour toi. Mais je l’ai fait… pour moi. J’en avais besoin.  Je ne sais pas si croire est une béquille, une illusion à laquelle je m’accroche. Je pense que je suis juste "programmée" pour; çà ne se contrôle pas. Puis j’ai pas envie de contrôler en plus… Pardon pour cet égoïsme.
Je t’embrasse. A deux mains…
 

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