"Quand mon esprit tchatche avec un ami, encore ça va. Mais la plupart du temps, c’est avec lui-même, ou les évènements de la vie qu’il bavarde des heures. "Demain faudra décoller à neuf heures, peut-être neuf heures moins quart, ou même vingt, parce que la dernière fois on est parti au quart et c’était limite, j’aurais dû le prévoir, si on s’était un peu dépêché on n’aurait pas ensuite stressé tout le long de la route, ah! faut aussi prévoir de passer à la poste, alors c’est plutôt à huit heures trente qu’il faut décarrer, oui mais alors çà veut dire se lever à sept heures trente, ou même sept heures et quart, il fera nuit et est-ce que la poste est ouverte à huit heures trente, non, je ne crois pas, alors on pourrait y passer au retour, mais au retour je voudrais m’arrêter chez… " etc. etc., je pourrais écrire mille pages en déroulant ce thème.
Dialoguer un peu moins avec moi même.
Triloguer un peu plus avec la Trinité.
~¤~
Je demande: que dans mon coeur, justice et paix, amour et vérité se rencontrent et s’embrassent.
 
Je ne peux pas être dans la vérité si je ne suis pas aussi dans l’amour. Seul l’amour peut m’ouvrir la voie, me donner accès à la vérité, et la rendre supportable dans toute sa force, sa lumière aveuglante. Qu’il s’agisse de regarder ma vérité en face, ou de voir celle de Dieu, j’ai besoin impérativement d’amour.
Et la paix est la condition sine qua non pour me permettre de remettre les choses à leur juste place.
Pas de justice sans profonde, sans véritable paix du coeur.
 
Je distille ma vie pour en extraire paix, vérité, amour et justice, qui sont là puisque Dieu les y a mis (qui pourrait inventer, fabriquer une seule goutte d’amour ou de vérité par ses propres moyens?), mais tellement dilués dans la masse des trucs et des machins qui encombrent mon coeur qu’il faut vraiment de bons yeux pour les distinguer.
Pierres précieuses perdues dans les gravats, fine poussière d’or saupoudrée, dispersée dans une dune de sable, leurs rayonnements ont perdu de leur intensité, leur beauté de sa force.
Tout est là, il suffit de trier. Laver, nettoyer, travailler de la pelle à vanner.
Ce n’est pas à moi de le faire, me dit l’Evangile. Je veux bien croire à ma propre impuissance, à ma profonde incapacité de devenir mon propre chercheur d’or. Je risque de me noyer dans la boue avant d’avoir extrait du sol la moindre pépite.
Et tout ce qui brille sera or pour moi. Pie voleuse, victime éblouie de tous les miroirs aux alouettes…
 
Pourtant il faut que le travail se fasse.
 
Je sais déjà qui fera le tri entre le bon grain et l’ivraie; ce sont les anges.
Qui vannera: c’est Jésus.
Peut-être, je peux laisser Marie distiller pour moi.
 
Et le feu de Dieu deviendra feu de joie."
 
"Laisser Marie distiller pour moi"
Un choix.
Parce qu’on a toujours le choix.
Le choix de s’épuiser seule,
le choix de s’appuyer sur l’Autre.
Aimer se laisser aider.
Aider celui qu’on aime.
"Laisser Marie distiller pour moi"!
 
 

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