C’est toujours l’histoire d’un arbre qui marchait sur la tête…

20 décembre 2008
"Jeudi 15 décembre
Plutôt que d’essayer de comprendre le et les mystères de Dieu, les vivre.
Vivre ce qui me dépasse, et qui en fait n’est pas fait pour être compris mais ressenti de l’intérieur.
Dieu sans autre visage que le mien et celui de mes cinq ou dix milliards de frères et soeurs passés, présents et à venir.
Je suis le miroir qui reflète mon créateur.
Quand je me regarde dans un miroir, c’est mon image que je vois. Mon image inversée. Mon image infidèle.
Je sais à quoi ressemble mon visage.
Je ne sais pas exactement ce qu’il est, à cause de cet inversion.
Je ne connais pas mon visage comme le connait l’autre, celui qui me regarde, et qui connait mieux que moi la spécificité de mes traits.
L’autre me voit bien mieux, plus fidèlement, plus précisement, que je ne me vois moi-même.
Dieu n’a pas de visage à part le mien. Et c’est ce visage de chair qui lui sert de miroir.
Donc, que se reflète-t-il dans mon visage miroir?
Quelle image de Lui reflètais-je?
Je suis un miroir infidèle.
Je suis un visage qui réfléchit de manière infidèle.
Qui réfléchit. Je réfléchit quoi? Pas son visage puiqu’il n’en a pas.
Je ne sais pas ce que ce miroir réfléchit. J’ignore à quoi ressemble l’image que je reflète. Je ne la vois pas.
Sauf si je suis un miroir sans tain, derrière lequel mes yeux regardent celui qui me regarde.
Dans ce cas mon regard traverse le miroir et regarde directement celui qui se regarde en moi.
Il est possible que tout se joue au niveau du regard. Son regard se reflète dans le mien, mon regard réfléchit le sien.
Je suis un regard qui pense?
Tu façonnas le visage du monde, reflet de ta beauté, pour que l’homme y découvre ta splendeur, et tout entier devienne lumière…
Je dois trouver le monde beau, je dois me trouver belle, puisque le monde et moi sommes le reflet de ta beauté…
Vivre en miroir de Dieu au lieu d’essayer de comprendre ce que veut dire: être le miroir de Dieu.
Accueillir le Seigneur.
Devenir une terre d’accueil.
Dans sa merveilleuse logique incomprehensible pour l’homme,
Dieu s’est choisit un coeur sec, dur et désespéré (le mien) pour s’en faire une demeure agréable et accueillante.
Béthania, Marthe et Marie.
Oui, çà pourrait être moi.
Un lieu à dédier, un endroit où il pourrait venir se reposer, entre Marthe l’active râleuse, et Marie, la contemplative enseignée.
Je sens bien les deux en moi, Marie qui ne demande qu’à rester à ses pieds, l’écoutant se taire avec ravissement,
et en Marthe qui agite ses grands pieds dans le plat en remuant les orteils.
10% Marie, 90% Marthe.
Faut faire les courses le déjeuner le ménage et acheter des chaussures: je n’en ai que 30 paires.
Mais Marthe aussi aime le Christ, on ne fait pas forcément attention à cet amour, à cause de la phrase:
"Tu t’agites et t’inquiètes en vain".
On voit la remarque, le reproche. Mais avant il y avait le double:"Marthe, Marthe", plein d’affection…"
 Bien… ce passage me remplit de plaisir. Donc j’arrête encore une fois en plein milieu d’une "journée". 
Un jour une GRANDE amie (re) m’a dit que je m’étais quelque part trompée… J’avoue.
Ce soir je reconnais que je me sens plus proche de l’une que de l’autre.
Mais laquelle?
Attention j’ai bien dit "plus près de" et pas "l’une" ou "l’autre".  (j’avais écrit "lune" hum… révélateur encore?)
Parce que (je cite): "c’est TANTOT l’une TANTOT l’autre", n’est-ce pas?
J’avais choisi au "Hasard", sans doute était-ce la vérité d’alors.
Sans doute suis-je différente aujourd’hui.
Tu me dis souvent :"grandie"?
Ben je te rassure… je touche encore  parterre !!