Mardi 22 suite

"Quelque part, je refuse de basculer vraiment, de larguer les amarres pour de bon.
Quand le Christ frappe à notre porte, il est conseiller de tout quitter et de le suivre.
Moi je n’ai rien quitté, et je l’ai quand même suivi.
Je traine derrière moi le poids de tout ce que je refuse de quitter,
 par exemple, mon scepticisme,mon goût du confort, des matières douces et des remarques acerbes…
J’avance chargée comme un baudet, mais en même temps, indéniablement, j’avance derrière Lui.
Je suis la preuve vivante qu’on peut suivre quand même le berger, sans rien quitter,
difficilement, douloureusement mais formidablement aimée et aidée de Dieu.
N’est-ce pas une idée extrêmement réconfortante?
Je ne jeûne pas, l’idée même de la mortification me fait horreur, je n’ai jamais récité un rosaire de ma vie,
je taille des costards aux absents, je n’ai aucune patience avec mes proches, il faut toujours que je donne mon avis sur tout,
je refuse obstinément d’obéir, j’ai la critique aisée,
et le Seigneur patient et miséricordieux ne me retire jamais son amour ou ses grâces.
Voilà, des fois, dans des moments comme çà, mon coeur s’élargit et se remplit de joie à l’idée de tout ce que Dieu est pour moi.
Et là, je le loue sans paroles et sans bruit, parfois même sans m’en rendre compte.
Là, je transmets quelque chose de Marie, je m’inscrit dans la droite ligne de son cantique:
"mon âme exalte le Seigneur, exulte de joie en Dieu mon sauveur…"
C’est cet aspect bien précis de mon rapport à mon créateur, que je cherche à laisser s’exprimer et grandir en moi.
C’est par le chemin de la spontanéité, de la sincérité, de la vérité qu’il m’importe de le trouver.
Le libre arbitre, au fond, je le découvre, je l’expérimente chaque jour, c’est surtout la possibilité de dire non, de se refuser.
Refuser les dons, les grâces, les multiples occasions de me réjouir mises sur ma route.
Interpréter de travers, lire "noir" là où est écrit "blanc" entendre à mort quand il dit "amour".
Je suis responsable de chacunde mes "non".
Je suis responsable de moi, de mes choix, puisque j’ai été créée libre et pensante, et aussi d’une certaine façon, responsable du Christ. Mes joies sont les siennes, mes douleurs siennes aussi, et mon péché pèse autant sur Lui _ voire plus _  que sur moi.
Mais alors cela veut-il dire que, quand je me libère de ma faute en la disant devant un prêtre, je l’en libère aussi?"
 
Chère Claire, toujours posant son doigt ( ses mots ) au bon endroit… Libérer le Seigneur en acceptant le pardon, l’absolution reçue du prêtre… Ce sera désormais (peut-être) plus facile avec cette pensée alors… trop tard pour cette fois.  Et si, comme Claire le dit "mes joies sont les siennes": je suis dans la joie aujourd’hui, donc c’est cool!
"Mon âme exalte le Seigneur, exulte de joie en Dieu mon sauveur"!  
 

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