Aveuglement!

10 décembre 2008
Je me sens poussée à revenir ici ce soir. Parce que ce trop de "clin Dieu" me submerge parfois. A tel point que je trouve vraiment qu’Il exagère. Je me sens vraiment "barge" parfois… Je me dis "tu te fais ton cinéma ma vieille"…. Certes. Oui mais… parce que bien sûr me connaissant vous vous attendiez à ce "mais" n’est-ce pas? Donc je reprends: oui mais  si le réalisateur de mon cinéma s’écrit avec une majuscule, si vraiment Il attend que je soit "actrice" de ce que je voudrais que soit ma vie… ma vie en Christ… Alors il me renvoie le scénario de Claire et le tour est joué. C’est çà?

L’arbre qui marche sur la tête (suite)

10 décembre 2008
"Lundi 7 novembre
Il y a toujours en moi celle qui détruit tout ce qu’on lui donne. Que fais-je des grâces et des cadeaux reçus? Je les garde avec suspicion et je les emballe dans des centaines de couches de papier journal et je les enferme au fond d’un placard sans fond.
C’est pas tout d’avoir besoin d’amour, encore faut-il être capable de le recevoir.
Moi j’en suis toujours incapable. Je tue toute joie dans l’oeuf.
 
Alléluia! Il parait que ceux qui souffrent de ne pas savoir aimer ont en eux une capacité particulièrement forte à aimer, mais que quelque chose bloque l’expression de ce sentiment. Idem pour la confiance, l’harmonie, la douceur etc… la souffrance vient justement du fait que l’amour, la confiance, la douceur qui sont en moi restent bloqués. Pour résumer, il ne s’agit pas d’une absence de sentiment, mais d’une non-concrétisation de ce sentiment.
Je partage volontiers cette excellente nouvelle avec tous ceux qui sentent comme moi leur capacité d’aimer coincée quelque part. La seule solution est de se laisser décaper par l’Esprit Saint. Le laisser ouvrir le coffre aux trésors. Et pour l’instant je n’ai rien trouvé de plus efficace pour m’aider que… la confession honnie de mon enfance."
 
Alors là… cernée? Persécutée? Défiée? Acculée? Ou peut-être… aimée…?

encore…

10 décembre 2008
"Samedi 5 novembre
Une semaine après… ne pas oublier, ne pas laisser l’oubli s’installer. J’ai demandé la guérison, j’ai fait prier tous ceux avec lesquels je me sentais en phase. Le Seigneur est passé, le Seigneur m’a visitée, comme m’a dit le lendemain le prêtre. D’une certaine façon, d’une façon certaine, j’ai été exaucée. Mon manque de foi a été rattrapé par toutes ces âmes priant pour moi. Dieu ayant besoin de la foi pour agir, quand on sent clairement sa pauvreté en ce domaine, il faut jouer la carte de la solidarité, et espérer que tous ces petits ruisseaux feront un fleuve suffisant pour que l’énergie divine passe… Donc elle est passée. Un travail a commencé en moi."
 
Ce soir, ces quelques lignes brèves retranscrites du livre de Claire, rejoignent une fois de plus mon vécu. Je viens de recevoir un mail. Une demande de prière émanant d’un ami. Un jeune ami, prêtre, qui demain célèbrera les funérailles d’un encore plus jeune, décédé à 18 ans sur la route. Nous déplorons souvent, dans pareille occasion, un départ prématuré: 18 ans c’est si jeune encore, il avait tant de belles choses sans doute à vivre. Nous pensons aussi à la famille: que ce doit être difficile de rester quand son enfant s’en est allé. Comme ce doit être lourd d’être le frère, la soeur ou tel autre parent qui va devoir continuer sans cet ami privilégié qui vient de partir.
Mais il est moins fréquent de prié pour le prêtre qui accompagne le défunt, les parents, les amis… pourtant c’est aussi un frère, une soeur qu’ils accompagne. C’est aussi un temps de détresse…
Oui,  Xavier… je prie avec et pour vous:
"Jouer la carte de la solidarité, et espérer que tous ces petits ruisseaux feront un fleuve suffisant pour que l’énergie divine passe"…