Voici vraiment le chapitre premier qui commence!

29 novembre 2008
"La pêche de Noël
Mercredi 19 octobre 1994
Cette nuit, cassée, stressée, fatiguée, brûlée,comme disent les canadiens,
je me couche à 1 heure du mat, l’esprit déraillant et j’appelle le Seigneur à l’aide:
"au secours, je sens toutes les pensées parasites dans leurs starting-blocs,
prêtes à me sauter dessus, me harceler, sans répit, comme tous les soirs,
et je suis mal armée contre elles.
Chaque fois ce sont elles qui gagnent la bataille, tu le sais,
je vais me laisser avoir une fois de plus,
dans dix secondes, à peine le temps de finir de formuler ce SOS,
 tu vas me retrouver en train de dialoguer avec elles…"
Les objets, les petits faits, s’accumulent dans ma vie et me bouffent la tête.
Que disait le psaume du jour?
Cette phrase que j’aime tant: Ton amour est en moi comme mon espoir est en toi…
Je m’y raccroche comme à une planche de salut.
Qu’au moins cet état de déréliction débouche sur quelque chose…
C’est vrai, il n’y a que toi qui puisse me sauver.
Ton amour est en moi… Le Christ est en moi…
Le Christ est ton amour en moi… la pelote se dévide.
Je pense brusquement au texte de Paul, si je n’ai pas l’amour…
Echarde dans mon coeur depuis que je l’ai lu pour la première fois.
Et je me dis: mais si, j’ai l’amour, l’amour de Dieu en moi.
Quand on me heurte je ne rends pas un son creux mais plein, plein de l’amour de Dieu…
cet amour qui ne plastronne pas, ne fait pas le mal, il vibre en moi,
même si j’emploie une grande partie de mon énergie à l’empêcher de l’exprimer.
 
Cet amour me sauve, il me fortifie, me régénère.
La toute puissance de Dieu vient de son amour.
En Dieu, c’est l’amour qui est tout puissant, l’amour qui gagne à la fin.
Les forces du mauvais sont comme un sale roquet réduit à la taille d’une mouche qui m’aboie aux talons. Et quelle importance je lui laisse prendre!
Comme je redoute sa morsure, son aboiement!
 
Je suis dans un état constant de stress et de trépidation interne.
Je suis le cycliste montant la côte, en danseuse, appuyant de toutes ses forces sur les pédales…
et freinant de toute son énergie.
Debout sur les pédales, freinant comme une malade."
 
"Debout sur les pédales , freinant comme une malade": certain(e)s me reconnaitront là…
 
Je remercie ceux qui involontairement m’ont replongée dans cette lecture. D’abord parce que çà me "dépoussière" une fois encore, puis çà permet de rappeler que certaines volontés sont "respectables" à défaut d’être respectées. Claire dans son ouvrage, puis son mari lorsqu’elle a été "partie", ont vraiment exprimé leur désir que ces livres soient mis gracieusement au service de leurs lecteurs. Par ce témoignage, par cette profession de foi, Claire nous a laissé un cadeau. Un cadeau ne se monnaye pas… retranscrire par mon clavier ce tome "l’arbre qui marche sur la tête" est une façon d’exprimer que pour moi, chrétien et mercantile  ne sont pas synonyme. Mais chacun sa conscience. Personnellement je veux donner, même si mes mains sont parfois douloureuses et que taper longuement sur le clavier n’est pas toujours facile. Je le fais au nom de ce même "Amour" dont Claire parle plus haut.