Préface deux, parce que nous sommes encore dans les préfaces!

"DES Brebis
                bis…
 
JE REPRENDS CE JOURNAL, après des mois d’arrêts. J’avais décidé que c’était fini, les brebis. Avant hier dans mon bain, j’ai soudain compris que ce n’était plus moi qui décidais: les gens aimaient les brebis au jour-le-jour, pleine de waouh, ouin, allo-Jésus-bobo.
Donc, je m’y recolle!
Immédiatement, mon ennemi intérieur mit en branle une nouvelle offensive. Obsédée par l’idée que personne ne s’intéressait à cette histoire de brebis perchée, j’avais occulté celle que des gens allaient effectivement lire ce que j’avais écrit. Donc me connaître intimement alors que moi je ne savais même pas leur nom. Et je suis rentrée sans prendre le temps de souffler dans la phase dite de la "stripteaseuse repentie". J’étais là, debout sur scène, l’âme en tenue d’Ève, et il était trop tard pour dire: je veux plus. Des tas d’yeux lisaient que j’étais une brebis flipette, c’était l’horreur.
Il me prenait parfois dans la journée de terribles envies de faire un gigantesque méchoui avec ces pauvres bêtes, d’oublier jusqu’au mots de brebis et d’arbres, et de retourner me coucher.
Dieu merci, les premières lettres sont très vite arrivées, et mon moral est remonté en flèche: vous avez aimé ces brebis au-delà de mes espoirs les plus extravagants.
Peu, parmi les gens qui ont l’intention ferme et définitive de m’écrire, le font vraiment. Mais prendre la plume n’est pas un acte bénin, je le sais par expérience. Trouver un papier, un stylo, du temps, une enveloppe, un timbre, c’est déjà tout un binz. Et le pire de tout, c’est ce fichu problème de l’inspiration, qui a le chic pour vous quitter au moment où on a enfin mis la main sur le papier et le stylo. Toutes ces choses qu’on avait à dire, et qui se présentaient si clairement dans sa tête, se transforment soudain et brutalement en bouillie pour les chats. Il faut vraiment être têtu pour s’obstiner.
Un grand Merci à tous les têtus."
 
Effectivement, écrire est toujours un acte audacieux qui semble mettre à nu tout notre être. Même en faisant juste acte de "disciple" par l’intermédiaire d’un clavier et des écrits d’une autre. Je sais que peu nombreux sont ceux qui s’intéressent à ce blog mais c’est l’occasion aussi pour moi aujourd’hui de les remercier pour cette forme d’amitié, d’affection qui leur fait cliquer sur mon adresse. Les liens qui nous unissent sont différents. Qu’ils soient familiaux: mes enfants sans doute; ou qu’ils soient amitiés: mes "grandes soeurs de coeur" ou par exemple une jeune femme parisienne étudiante avec qui je me sens bien, ou encore toi, hollandaise du centre de la France rencontrée grâce à ce livre, puis ceux anonymes qui ne laissent de traces que dans les "statistiques" (dommage)… Donc si je me reconnais si fort dans cette brebis dont la foi est ballotté, je suis quand même "brebis" et à ce titre:
Merci Seigneur pour tous ceux qui m’entourent ici ou ailleurs…  

One Response to Préface deux, parce que nous sommes encore dans les préfaces!

  1. Isabelle dit :

    Merci à toi aussi de reprendre ce chemin alors !
     
    P.S. : as-tu reçu mon mail ? As-tu réussi le "truc" ?

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :