début du livre le 11 novembre

27 novembre 2008
"On a peur de tout, du tonnerre, quand il fait noir.
Dès qu’il y a un caillou pointu on se le coince dans le sabot,
on attrape toutes les maladies et on comprend jamais rien à rien.
C’est pas grave puisque le berger nous aime comme on est,
calamiteuse jusqu’au bout de la selle (délicieuse en cocotte avec des lardons).
Et le mieux de tout, c’est que plus on est nul, plus le berger fond en nous regardant.
"Il y a encore Goinfrette qui a brouté trop d’herbe, la pauvre est malade comme un perroquet."
C’est, comme nous le rabâche à longueur d’épître Paul, dans la faiblesse qu’on est fort.
Fort comme le lion, fort comme David contre Goliath, fort comme notre Dieu.
"Heureux celui dont Dieu est la force, dit le psaume, des chemins nouveaux s’ouvrent dans son coeur"…
C’est çà qu’on doit faire, s’appuyer sur lui aveuglèment, lui faire toute confiance, lui dire le oui qui sauve, et ensuite des chemins nouveaux s’ouvrent dans notre coeur…
Et le jour où j’ai lu dans Jean, le Christ m’affirmer:
"Je suis le bon pasteur: et je donne ma vie pour mes brebis"
j’ai commencé à me dire: et si c’était une chance inouïe, d’être une brebis, en fait?
Et un peu, que c’en est une!
C’est la chance de ma vie _ et pas ma petite vie de femme brebis imparfaite, non, ma belle et grande vie.
Ma vie éternelle. Sur les épaules du berger, de toujours à toujours…
Une chance inouïe…