Comme annoncé hier: Les origines.

Donc: Les origines.
"La porte du paradis vient juste de se refermer,
des chérubins et la flamme de l’épée fulgurante gardent le chemin de vie.
Dehors il fait froid.
Il fait mal, il fait mort, ça ressemble fichtrement à une vallée de larmes, et c’est là qu’on vit.
Caïn le visage sombre affûte son grand couteau.
Un vent de panique souffle sur les brebis. Qui va être la première victime?
Abel, le pâtre. Le berger. Déjà.
"Frappe le berger, les brebis seront dispersées…"
La violence suit de près la chute.
En perdant notre innocence, on a plongé direct dans le monde des instincts animaux.
Créés juste après l’animal pour devenir enfant de Dieu, on est redevenus des bêtes.
La preuve: très souvent, pour parler d’un homme, on le compare à un animal.
Un caractère de cochon, un cou de taureau, une tête de linotte.
Des yeux de merlan frit, une haleine de tigre, une langue de vipère.
Malade comme un chien, bête comme une oie. Têtu comme un âne.
Orgueilleux comme un paon, malin comme un singe, sale comme un pou…
Il y a comme çà à travers le monde des drôles de zèbres, de rusés renards,
des requins d’eau douce, des vilains petits canards…
et des brebis à quatre ou cinq pattes…
En quelques mois, je suis devenue aux yeux de beaucoup
une bacp (brebis-à-cinq-pattes) de la plus belle eau.
J’avais trahi la cause des hommes libres
pour m’alièner volontairement à un Dieu grincheux et maniaquo-dépressif,
voire même carrément psycho-rigide.
Bien fait pour moi: j’avais qu’à pas m’être si souvent moquée des chrétiens avant.
N’empêche j’étais bien embêtée.
Pas de doute: quel que soit le bout par lequel on le prenne:
être une brebis est un sacré chemin d’humilité.
Et justement, çà tombe bien, parce que nous, les bipèdes, l’humilité, on en a jamais assez.
Quand Judas, réalisant l’étendue du désastre, va se pendre,
vous ne croyez pas que c’est de l’orgueil?
"Je suis foutu. Foutu pour foutu, autant se zigouiller".
S’il avait été humble, il aurait été s’effondrer aux pieds de la croix
en demandant pardon, la face dans la poussière.
Le Christ lui aurait pardonné, sûr comme les trois de la Trinité font un."
 
Croyez-moi si vous le voulez,
 mais par je ne sais quel "miracle",
 ces deux dernières phrases que je viens de mettre en "gras",
j’ai dû les écrire trois fois avant qu’elles n’apparaissent sur mon écran!
Je vais donc si vous le permettez faire un "break-digestif" maintenant…  
 
 
 

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