Chapitre premier

12 novembre 2008
"La brebis à cinq pattes (ou Chronique d’un salut annoncé)"
"Frères et soeurs, je suis une brebis et vous aussi. Qu’on le veuille ou non, on est tous des brebis de Dieu. Certains le savent déjà. Pour d’autres, c’est une info en attente, une vérité qui attend son heure pour sortir du puits.
Elle est sortie du mien en brisant la glace un matin d’hiver quand le Christ, auquel je ne croyais pas un caramel, s’est adressé à moi avec cette façon de mettre pile dans le mille qui le carctérise:"pourquoi désespérer puisque je suis en toi?" Je suis tombée les 5 fers en l’air… et je n’ai pas fini, 18 mois plus tard, de tirer tous les enseignements et les conséquences de cette tranquille affirmation.
Le vieil homme préférait avant, quand je me croyais née du hasard.
Moi qui me croyait femme des années 90 à l’aube de l’ère du verseau, mal dans mes baskets, certes, mais ne connaissant ni Dieu ni maître, j’ai pris le ciel sur la tête: le Christ existait puisqu’il me parlait, et c’était toute ma conception héroïque de l’existence qu’il fallait que je remette en question.
Si Fils de Dieu il y avait, Père également devait forcément être. Qui dit Père dit aussi St Esprit, et voilà, c’était parti: j’avais mis la patte dans l’engrenage. Roulez jeunesse, y’avait plus qu’à suivre les panneaux indicateurs. Direction: le salut.
Plus facile à dire qu’à faire.
Mon chemin ressemble plus à un parcours du combattant version montagne russe qu’à une douce allée bordée de cyprès. Il y a plus d’obstacles sur ma route que de calmants vendus chaque minute dans le monde. C’est dire."
 
Bien. Je sens déjà que cette relecture des livres de Claire, approfondie par l’attention plus soutenue que nécessite l’écriture, ne va pas aller sans émotions… Donc vous ne me tiendrez pas rigueur si j’ai parfois besoin d’un temps de "digestion" entre les paragraphes; et qui sait parfois même une seule phrase pourra suffir à m’arrêter quelques jours mais patience alors. Je reprendrais toujours… parce que je suis une brebis.